• CLAFG : LE CHOEUR DES ASSOCIATIONS DE FEMMES

Edito

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Excellente rentrée!

La rentrée scolaire n’est pas seulement celle des écoliers, mais aussi celle de toutes et de tous.

L’été, les enfants ont congé, les familles partent quelques semaines en vacances ou restent à Genève pour profiter des fêtes, des parcs, des piscines ou de notre si beau lac.

La fin de l’accalmie

Pour les parents, cela peut signifier des moments plus tranquilles (lorsqu’il ne faut pas, après le travail, courir chercher les petits à leurs activités qui se terminent toujours trop tôt !). Les enfants sont en camp, ils partent avec un des parents (dans le cas des familles monoparentales), avec les grands-parents, cousins, copains… un réseau de solidarité se crée.

Pour celles et ceux qui travaillent, c’est une période d’accalmie, il y a moins de réunions, de courriers et surtout de courriels… on peut enfin se mettre à jour !

Et puis les trajets pour aller au travail sont agréables. Il y a moins de circulation, on peut pédaler sans se faire frôler pas les voitures, le stationnement est plus aisé …

Un slogan pour la rentrée : « Votez femmes » !

En politique aussi, la pause estivale est bienvenue. Pas de commissions, de séances de Conseil Municipal, du Grand Conseil ou du Conseil National. Les photos de vacances fleurissent sur Facebook. Même le Conseil d’Etat est en mode « off ». Cette année, les partis auront aussi profité de ce temps libre en préparant leur campagne pour les élections d’octobre aux Chambres fédérales. La Commission fédérale pour les questions féminines (CFQF) se mobilise déjà avec son slogan « votez femmes ! ». L’enjeu est d’importance. Nous aurons donc besoin de vous toutes pour faire passer les idées et messages de nos femmes suisses.

Moment de répit pour nos membres

Quant aux associations, c’est aussi pour elles un moment de répit. Difficile de convoquer un comité en période estivale, l’activité générale est fortement ralentie, les heures d’ouverture sont partout réduites.

Au CLAFG cet été, et malgré la fermeture de nos bureaux, nous n’avons pas cédé au farniente : nos équipes de bénévoles se sont surpassées en triant, nettoyant, transportant et repensant toute l’installation. Les locaux ont été rafraîchis et rajeunis par quelques coups de pinceaux et la pose d’un magnifique parquet. Nous ne sommes évidemment pas au bout de nos peines et cherchons encore des fonds pour acquérir maintenant un nouveau mobilier, plus maniable, des bureaux, des armoires, des tables et des chaises. Un gros travail a toutefois été accompli.

Rénovation des locaux du CLAFG

Sachez que nous avons travaillé pour vous en espérant que les associations, membres du CLAFG, se réapproprieront ce centre rénové. Les murs sont encore vides, à vous de les garnir de vos affiches, peintures ou autres… Nous faisons appel à votre imagination. Le CLAFG doit rester un carrefour où se rencontrent des femmes de tous les horizons.

Nous nous réjouissons de vous retrouver nombreuses au CLAFG et vous souhaitons à toutes une excellente reprise.

Nathalie Schneuwly

Présidente du CLAFG

Le CLAFG

ENTRETIEN AVEC ALBERT RODRIK

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source: www.albertrodrik.ch

Vous êtes membre du CLAFG, le seul homme, pourquoi ?

Le CLAFG regroupait initialement des associations. Lorsqu’il a décidé de s’ouvrir aux membres individuel-le-s, plusieurs femmes ont adhéré. L’adhésion à la cause des femmes est rare dans la gent masculine. Les hommes s’engagent s’ils y trouvent un intérêt, c’est souvent un enjeu instrumentalisé. Pour moi, il est évident que  la moitié de l’humanité doit avoir une place entière et complète au sein de l’humanité, j’ai tout de suite adhéré. Je n’ai manifestement pas été suivi.

Sur votre site, vous vous définissez comme « féministe, écologiste, syndiqué». Pourquoi mettre en premier le féminisme et qu’est-ce que cela signifie pour vous ?

Le féminisme a plusieurs acceptions. La femme, tout comme l’homme, est un être complexe. Il n’ y a rien de pire qu’un homme qui arbitrerait ces différentes sensibilités. On doit faire une richesse de cette diversité.

Toute ma vie j’ai eu un engagement militant pour les femmes, l’environnement et les travailleurs. Un vrai engagement socialiste. C’est l’essentiel pour moi, quant à dire pourquoi je le mets en premier, je n’ai pas de réponse rationnelle, c’est dans la tête et les tripes.

Comment le fait de se déclarer « féministe » est-il perçu par vos paires ? Vous êtes membres d’autres associations telles que F-Information, Solidarités femmes, Lestime et Aspasie : était-ce un atout dans votre carrière politique ?

Je suis mal placé pour mesurer. Le combat des femmes impose d’avoir toujours plus de femmes élues. Il faut montrer aux hommes que cet enjeu est important et qu’ils ont leur place dans ce combat. Ils doivent en prendre conscience. La cause des femmes n’est pas un lobby. Cela a pu me profiter, mais je crois modestement.

Vous avez eu un parcours varié dans votre vie, immigré, naturalisé, universitaire, employé dans le secteur bancaire, puis haut fonctionnaire, doublé d’un beau parcours politique, notamment conseiller municipal, député et constituant. Quel meilleur souvenir gardez-vous et quel regret ?

Ce que j’aime c’est la volupté de la langue, l’art de parler. Le parlement est l’endroit où l’on parle. Mes meilleurs souvenirs sont des débats politiques, lorsque j’ai pu prendre la parole sur des grands sujets de manière spontanée pour convaincre. Le plaisir d’enchaîner la discussion.  Je me souviens d’un débat sur le droit des pauvres à 20h45 pour mon premier jour au Grand Conseil ou celui sur le secret bancaire.

Mon regret serait de ne pas avoir pu aller aux Chambres fédérales.

Une dernière question en lien avec l’actualité, en octobre nous élirons nos représentant-e-s genevois-e-s à Berne, le CLAFG souhaite promouvoir les femmes, afin d’obtenir une parité parmi les élu-e-s.  Un conseil à formuler.

Il faut savoir ce que l’on veut, faire un choix pour l’avenir de ce pays. Nous devons voter en ayant la conviction qu’en donnant notre voix à une femme ce n’est pas une voix de perdue. Les femmes sont tout aussi capables, voire meilleures au vu du passé, elles sont des pilotes au moins aussi fiables. Les hommes ont amené parfois l’humanité au bord du gouffre et continuent. Le rôle de la femme à travers les siècles a été d’être un facteur de sauvetage. Il faut qu’elles aient leur place pour préserver l’humanité.

Propos recueillis par notre Présidente, Nathalie Schneuwly

Agenda

septembre 2015

14sept12:15 pm- 1:45 pmLes salons
16sept7:00 pmDécouverte du mentoring
17sept5:30 pm- 7:30 pmRencontre mensuelle du resi-f

octobre

5oct6:30 pmSoirée de présentation des candidates aux Élections des Chambres fédérales
16oct6:15 pm- 7:45 pmAtelier de solidarité pour les femmes de 50+ ans à la recherche d’un emploi