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Sur le chemin de la continuité….

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Chères membres du CLAFG, ce fût un plaisir pour moi de vous rencontrer le 14 mai dernier lors de notre assemblée générale ordinaire. Mes remerciements vont à l’endroit de vous toutes qui m’avez fait confiance et m’avez laissé les rennes de ce bel héritage qu’est le CLAFG. Nos aînées, à une autre époque déjà, avaient identifié la nécessité d’avancer ensemble. C’est pour moi un honneur aujourd’hui de pouvoir faire partie de cette marche et d’apporter ma contribution à l’édification d’une société plus favorable aux femmes à Genève.

La problématique des femmes, en Suisse comme dans d’autres pays, a toujours trouvé un écho particulier à mon niveau. Mon engagement s’inscrit de ce fait dans la continuité d’une vision professionnelle qui a débutée depuis mon jeune âge, qui s’est développée au fil du temps, car nourrie par mes expériences diverses auprès de femmes dans le monde. D’un autre côté, il s’inscrit également dans la continuité des actions de celles qui m’ont précédées à ce poste. Bien que les présidentes se soient succédées, il est resté l’idée d’une vision commune pour une cause commune. Malgré la multitude des domaines d’intervention de ses différents membres, le CLAFG est le lieu où toutes leurs spécificités se taisent, se fondent pour laisser place à l’écho d’une seule voix : celle de la volonté de cheminer ensemble pour une société plus juste pour les femmes aussi.

Depuis 1937, mes prédécesseures ont œuvré à garder la flamme de l’unité d’action allumée. La flamme de cette unité qui ne ruine pas nos diversités mais, bien au contraire, les enrichit. Car en effet, la particularité personnelle ne s’apprécie que par rapport à la diversité et à la variété d’éléments qui nous entourent.

Stéphanie a passé la main…je l’ai prise ! Tout comme à la course au relais, le combat continue. A mon tour, je m’engage à cheminer avec vous et à veiller à cette unité d’action car elle est le moteur qui nous hisse vers les objectifs communs que nous nous sommes fixés, vers une plus grande reconnaissance des femmes dans les sphères sociales et politiques.

Bien sûr, je ne suis pas seule. La riche présence et l’expertise des membres du comité m’accompagneront tout au long de ce mandat. De même, je reste convaincue que chaque membre du CLAFG étant animée d’une grande bienveillance ne ménagera aucun effort pour me soutenir dans cette nouvelle aventure.

C’est donc tout naturellement que je me réjouis de cette nouvelle collaboration avec vous et espère vous rencontrer bientôt.

 

 

Larissa BAMBARA,
Présidente du  CLAFG

Coaching/Conseil en gestion d’entreprise

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Madame Angela Fratila offre de manière bénévole une permanence aux membres du CLAFG :

  • Questions ponctuelles sur la gestion d’entreprise,
  • Partage de difficultés rencontrées pour la recherche de solutions,
  • Trouver ou confirmer des idées   avant de s’engager dans une certaine démarche (business plan, gestion de ventes, gestion financière, communication, développement, gestion personnel).

Dates : les 2ème et 4ème mardi de chaque mois
Heure : 15h-17h
Lieu : 2 Place de la Synagogue, 1204, Genève (locaux du CLAFG)

Maximum de 4 personnes par séance.
Veillez réserver votre place au plus tard le lundi matin précédant la séance,

Par mail : contact@clafg.ch
Par téléphone : +41 22 310 66 55

Coup d’œil sur la journée internationale de l’hygiène intime

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Le 28 mai dernier a été célébrée la journée internationale de l’hygiène intime. Depuis 2014, c’est devenu une tradition qui marque une halte sur ce phénomène naturel mensuel chez toutes les femmes. A l’origine, l’idée vient de l’allemand Thorsten Kiefer, fondateur de Wah United, une association en faveur de l’accès à l’eau et à l’hygiène.

Pourquoi s’intéresser à l’hygiène menstruelle des femmes ?

Les menstrues, ce phénomène naturel lié au fonctionnement biologique chez la femme occupe une part importante dans sa vie. En chiffres, les menstrues c’est :

  • 9% de la vie des femmes (2’730 jours)
  • 13 cycles par an
  • 42 ans de durée en moyenne
  • 546 cycles dans la vie d’une femme
  • 68’000 ml de sans perdu, soit quasiment son poids

Considérant ces données, il ressort clairement la part importante qu’occupent ces moments de menstrues dans la vie des femmes. Il ressort également que vivre des cycles menstruels dans des conditions adéquates apportent une valeur ajoutée incontestable à la qualité de vie des femmes. De même, vivre ses menstrues dans des conditions déplorables affectent gravement la qualité de vie des femmes.

Cependant de nos jours, les tabous persistants liés à ce phénomène naturel, ainsi que les violations des droits des femmes qui y sont liées semblent appartenir à une toute autre époque. En effet, il est à déplorer que le sang menstruel soit sujet à des représentations multiples dans plusieurs communautés de par le monde.  Ces représentations, basées le plus souvent sur des superstitions, du mysticisme ou simplement sur l’ignorance constituent une source de souffrances pour des milliers de filles. Les conséquences peuvent aller de l’humiliation à l’isolement, des accusations au rejet, et même jusqu’à la mort.

En Inde, une femme en règles est perçue comme source de malchance. S’approcher d’elle pourrait entrainer des maladies et même la mort (des personnes et des vaches considérées comme sacrées). Il lui est interdit de cuisiner car les règles seraient un poison qui tuent. D’où la tradition du « Chaupadi » qui est un exil menstruel dans une hutte, sans droit d’accès à la maison familiale ni à la cuisine, avec interdiction de manger pendant toute la période des règles.

Au japon, les règles « modifieraient les papilles gustatives » des femmes.  Il est difficile pour une femme de travailler comme cheffe sushi car, en plus de biaiser le gout, les règles augmentent la température corporelle et cela ne serait pas favorable à la préparation de ce plat typique et apprécié.

En Bolivie, le fait de jeter sa serviette hygiénique usagée ou son tampon dans une poubelle publique serait un moyen de propagation du cancer. De ce fait, les filles et femmes gardent leur dispositif de protection toute la journée pour ne s’en débarrasser qu’une fois de retour chez elles.

En Afghanistan, se doucher pendant les règles est perçu comme source de stérilité. Les femmes sont privées de douche pendant leur durée.

En Iran, les règles sont considérées comme une maladie et 48% des femmes le pensent aussi.

Au Népal, le sang menstruel est perçu comme une punition de Dieu pour les péchés.

En France, les femmes SDF rencontrent des problèmes d’intimité pendant leurs périodes. Celles qui n’ont pas les moyens de se procurer un dispositif de protection n’en trouvent pas dans les structure d’accueil car ces dernières n’en ont généralement pas.

Les migrations massives de population qui font l’actualité, avec leur liste non exhaustive de problèmes comme le manque d’eau, de dispositif d’hygiène menstruelle viennent accentuer le malaise de ces moments déjà assez pénibles. Au total, plus de 26’000 femmes et filles déplacées se retrouvent dans cette situation.

Le 28 mai est donc une halte bien justifiée, une halte solidaire en faveur de toute les femmes, mais particulièrement pour celles qui subissent des tors à cause des menstrues ; une halte afin de réfléchir et se donner les moyens de leur redonner le sourire, même pendant les jours de règles !

Je vous invite à découvrir ces deux vidéos qui ont été partagées par des organisations humanitaires à l’occasion du 28 mai 2018 :

Larissa  BAMBARA,
Présidente du CLAFG

« Les stéréotypes de genre sont des poisons de l’esprit »

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«Les stéréotypes de genre sont des poisons de l’esprit»

Le temps

Opinion. L’instauration de l’égalité entre femmes et hommes passe par la prise de conscience de l’influence des stéréotypes de genre et leur transformation, écrit Jean-Claude Domenjoz, expert en éducation aux médias.

Lien de l’article: https://www.letemps.ch/opinions/stereotypes-genre-poisons-lesprit

Le premier mariage homosexuel de Suisse a été célébré le 17 mai 2018 à Bel-Air par solidaritéS queer et solidaritéS jeunes !

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La Déclaration des droits de l’Homme affirme que tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. La réalité est cependant bien différente, notamment pour les personnes lesbiennes, gaies, bi, transgenres, intersexes… (LGBTI+). Ces personnes subissent aujourd’hui encore des violences symboliques et physiques ainsi que diverses discriminations. En célébrant le mariage de deux femmes sur la Place Bel-Air ce 17 mai, Journée internationale des droits des personnes LGBTI+, les militant-e-s solidaritéS queer et solidaritéS jeunes entendent réclamer l’égalité des droits en faveur des personnes LGBTI+ sans plus tarder… et bien d’autres choses !

Des discriminations inacceptables !
De nombreux LGBTI+ font quotidiennement face aux discriminations, à l’école, au travail ou en famille. Violences verbales et physiques, mises à l’écart, invisibilité et sentiment d’inadéquation avec la société : les LGBTIphobies ont de multiples conséquences néfastes sur leur vie. Et ces discriminations ne touchent pas uniquement les personnes LGBTI+ : plus du tiers des élèves se définissant comme hétéros sont également la cible d’homophobie ! En Suisse, les jeunes gais, lesbiennes et bisexuel-le-s ont 2 à 5 fois plus de risque de faire une tentative de suicide que les jeunes hétérosexuel-le-s. Du côté des personnes transgenres, ce risque est multiplié par 10 !!! N’oublions pas que si la situation n’est de loin pas satisfaisante à Genève, elle l’est encore moins dans d’autres zones du globe, où des personnes LGBTI+ sont enfermées, torturées, voire tuées en raison de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre.

L’égalité de droits ne suffit pas !
Ces dernières années, les combats en faveur de l’égalité des personnes LGBTI+ ont abouti à quelques progrès en Suisse, à l’instar du partenariat enregistré. En comparaison européenne, notre pays est toutefois à la traine ! Malgré les quelques timides avancées, il reste bien du chemin à parcourir afin d’atteindre une véritable égalité… qui ne peut d’ailleurs se résumer à l’égalité des droits. Les luttes féministes qui ont arraché de nombreux droits pour les femmes ces dernières décennies prouvent en effet qu’il ne suffit pas de proclamer l’égalité pour qu’elle se concrétise. La lutte pour une égalité substantielle exige une remise en cause profonde de nos sociétés patriarcales.

La lutte est nécessaire !
solidaritéS queer et solidaritéS jeunes réclament évidemment l’égalité des droits pour les personnes LGBTI+ : mariage, adoption, droit de disposer de son corps, consentement des personnes présentant une variation de l’anatomie sexuelle en cas d’opération, élargissement de la norme antiraciste aux personnes LGBTI+, … Mais nos revendications ne s’arrêtent pas là ! Diverses mesures doivent être prises afin d’avancer vers une égalité réelle : sensibilisations obligatoires dans les écoles, lutte contre les discriminations au travail, mise en place d’un observatoire des LGBTIphobies et d’un centre d’écoute offrant conseils, soutien psychosocial et aide juridique, et remise en cause du patriarcat sous toutes ses formes. Dans ce sens, solidaritéS queer et solidaritéS jeunes soutiennent les projets de lois déposés par le groupe Ensemble à gauche au Parlement (www.eag-ge.ch/lgbti), qui représentent un premier pas vers une égalité réelle.

Pour parvenir à imposer l’égalité, la lutte est nécessaire ! Rejoins-nous ! info@solidarites.ch / www.solidarites-ge.ch