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Interview avec Florence Coulin Talabot- ATP Consulting

Décrivez-nous l’activité de votre organisation : votre mission et vos valeurs

Ma mission : accompagner les personnes et équipes vers un mieux vivre, en meilleure harmonie avec soi-même et les autres.

Mes valeurs : bienveillance, plaisir, efficacité, sérénité, professionnalisme ?

Mes activités professionnelles : coaching en entreprise et privé, formation d’adulte en entreprise, encadrement d’apprentis, conférences et écriture de romans.

Spécialiste de la communication et des comportements, j’accompagne les individus comme les équipes dans les phases délicates de conflit et de changements, pour des transformations durables et solides.

Grâce à ma formation scientifique et les découvertes récentes des neurosciences, je peux expliquer aux clients les éléments en jeu dans leur situation, les aider à comprendre leur état et les aider à accepter ce qui leur arrive, première étape fondamentale dans le processus de changement. Ils peuvent ensuite plus rapidement comprendre et donc reconnaitre les effets du stress, burnout, effet des personnes toxiques, phase d’errance dans la transformation et pouvoir agir de manière efficace pour prévenir et agir dans ces situations de manière durable. Ils pourront à terme ne plus subir ces situations. Nous déprogrammons les schémas neuronaux toxiques et les remplaçons progressivement pas des « programmes » sains.

Quel est votre rôle et quelles sont vos actions dans votre organisation ? Les rôles :  la fondatrice, directrice, l’animatrice, la créatrice, la secrétaire, la comptable…et les petites mains, tout en un !

Quels sont les 3 plus grands défis que vous avez relevés et comment les avez-vous menés à bout ?

  1. Elever 4 enfants en famille recomposée et arriver à des adultes à peu près responsables et autonomes (ce n’est pas complétement terminé mais on y arrive !!!) tout en consolidant chaque jour un couple heureux.
  2. Devenir indépendante venant d’une famille de salariés, (travailler ses peurs (les miennes et celles de ma famille), autorisations, leadership, croyances), tout en travaillant sur mes schémas personnels pour être légitime et crédible… et depuis plus de 20 ans dans ce métier.
  3. Écrire des romans et en publier un. (Mon premier roman date de mes 14 ans. C’est à 54 ans que je publie le plus abouti. Et je n’ai plus envie de m’arrêter !

Quels sont vos prochains défis et comment allez-vous les relever ?

  1. Ecrire et publier les prochains romans contenant du développement personnel et reflétant mes valeurs, en faire une de mes activités. Je vais me réserver du temps pour écrire dans mon agenda, booster mon premier roman pour trouver un éditeur qui me soutienne pour les suivants et, dans l’attente, trouver des personnes en marketing digital qui vont m’aider à faire une campagne de promotion pour le premier roman publié.
  2. Intégrer un projet de recherche ou/et enseignement/formation en neurosciences et sciences du comportement. Je vais me mettre en lien avec l’université de Genève et sans doute d’autres pour voir si je peux trouver des collaborations intéressantes où chacun y trouve son utilité et amener sa plus-value pour donner de résultats meilleurs pour le projet.
  3. A long terme, préparer la retraite, en gardant une bonne condition physique (sport, alimentation, moins de stress) pour y entrer en bonne santé, choisir et trier des activités, j’ai tellement d’envies !) et la rendre compatible avec ma vie de couple et de famille.

Quelle actualité et quels projets souhaitez-vous mettre en avant ?

Aider chacun à ne plus subir la culpabilité et les manipulations /trouver du temps et inspiration pour le prochain roman (développement personne et nature)

Qu’est-ce qui vous a motivée à faire partie de votre organisation ?

L’indépendance et l’envie de contribuer par mon activité à des relations plus harmonieuses entre les êtres humains et avec la nature. Pour moi être indépendante c’est une forme de liberté. Je peux choisir les mandats, les clients, mes horaires. Elle me permet une grande diversité de mandats et de belles rencontres.  J’ai observé à maintes reprises que la majorité des relations, situations toxiques proviennent de malentendus, de comportement inadéquat, d’une communication déficiente et qu’en comprenant ce qui se joue dans la situations, puis exerçant de nouveaux comportements on peut arriver assez rapidement à des résultats très positifs. Je vois mes clients se transformer et se sentir mieux dans leurs relations, au travail comme dans le privé et c’est fabuleux. Ainsi j’ai l’impression de contribuer un peu à un monde meilleur.

Qu’est-ce qui vous fait avancer dans les moments difficiles ?

Le soutien de mon mari, de ma famille. La foi en la vie et que tout ce qui doit arriver arrivera, sera source d’apprentissage et qu’après un moment de bas, on ne peut que remonter, une expérience que j’ai faite à maintes reprises.

Quel message souhaitez-vous transmettre aux femmes universitaires ?

Quelle que soit votre formation, le niveau de vos études, votre poste, restez simple, à l’écoute, gardez et cultivez votre humilité, votre curiosité et capacité d’émerveillement, respectez chacun et surtout vous-mêmes, ne laissez à personne le pouvoir de vous faire du mal. Vous êtes merveilleuses !

Quel message souhaitez-vous transmettre aux membres du CLAFG 

Il est malheureusement simple de créer des situations toxiques et de les transmettre. Il est tout aussi simple de créer des situation positives et de les transmettre également…C’est un choix de philosophie de communication et de vie. Choisissez la vôtre en pleine conscience.

Interview avec Graine de Baobab

GRAINE DE BAOBAB

Décrivez-nous l’activité de votre association: votre mission et vos valeurs.

L’association “GRAINE DE BAOBAB a pour objectif de définir et de contribuer à réaliser des projets de développement durable avec une association partenaire au Burkina Faso. Ces projets concernent en particulier l’accès à l’eau, à l’alimentation, à la santé et à l’éducation.

 

Quel est votre rôle et quelles sont vos actions dans votre organisation ?

Je suis la présidente et je suis chargée de définir les projets et d’en faire le suivi.

 

 Quels sont les 3 plus grands défis que vous avez relevés et comment les avez-vous menés à bout ?

Améliorer les rendements agricoles par l’agro-écologie

Développer des projets générateurs de revenu

Améliorer l’accès à l’éducation

 

Quels sont vos prochains défis et comment allez-vous les relever ?

Accompagner 14 nouveaux villages dans un développement rural villageois fondé sur l’agro-écologie par des techniques respectant les sols en leur redonnant vie pour leur permettre de faire face à l’irrégularité des pluies, à l’érosion et à la diminution de leur fertilité.

 

Quelle actualité et quels projets souhaitez-vous mettre en avant ?

Comment il est possible d’augmenter la production agricole des familles par une gestion durable des sols à travers l’utilisation du compost, le reboisement et la confection des bandes enherbées.

 

Qu’est-ce qui vous a motivée à faire partie de votre organisation ?

Arriver à faire reculer l’extrême pauvreté en accompagnant les populations par des formations et des appuis matériels et/ou financier pour qu’elles puissent renforcer leurs compétences et développer leurs activités.

 

Qu’est-ce qui vous fait avancer dans les moments difficiles ?

La vision de  l’objectif à atteindre, l’impact de ce qui a déjà été réalisé dans 34 villages.

 

Quel message souhaitez-vous transmettre aux personnes sensibles au sujet du développement durable ?

Que les ODD (objectifs de développement durable) doivent être la feuille de route de tous les projets ici et là-bas !

 

Quel message souhaitez-vous transmettre aux membres du CLAFG ?

Intégrer les ODD (objectifs de développement durable) dans les actions et projets pour lutter contre les inégalités et faire face à la crise climatique.

Interview de Fabienne Fischer

INTERVIEW de Fabienne Fischer au CLAFG

Nous vous invitons a lire l’excellent entretien que Fabienne Fischer nous a accordé. Elle est la candidate capable de créer un réel changement pour la condition des femmes à Genève. Etre féministe c’est avoir une vision de la société qui rassemble pour que personne ne soit laissé sur le chemin.

 

 

 


Pouvez-vous dire en quelques mots en quoi consiste votre parcours politique

Tout d’abord je tiens à vous remercier de votre invitation et votre accueil, c’est toujours très chaleureux de se sentir accueillie dans un groupe féminin. Pour me présenter rapidement, depuis mes 18 ans, j’ai toujours fait de la politique d’une manière ou d’une autre. Tout au long de mon parcours de vie, je me suis engagée dans la société civile, dans les syndicats quand j’étais enseignante, dans les comités de crèche quand j’avais des enfants en bas âge.

J’ai eu une vie facile, par rapport à la réalité de beaucoup de femmes. J’ai grandi dans un pays en paix, dans une famille unie. J’ai pu faire des études, j’ai toujours exercé le travail que j’avais choisi. J’ai d’abord été enseignante et aujourd’hui, je suis avocate.

Je me suis engagée chez les Vert.e.s en 2007. Et depuis lors, j’ai toujours été active. J’ai été présidente de la section des Vert.e.s Ville de Genève, aujourd’hui je co-préside celle de Lancy. Je suis trésorière des Vert.e.s sur le plan cantonal. Mais surtout j’ai eu la chance de pouvoir siéger dans des conseils d’administration importants. Celui de l’aéroport de Genève pendant 6 ans, et actuellement celui de l’Hospice général.

Je dois vraiment remercier les Vert.e.s genevois.es et les socialistes de m’avoir choisie pour représenter la gauche dans cette élection partielle au Conseil d’Etat. Et, à l’image de ce que nous dénonçons depuis toujours, il y a 8 candidat.e.s dans cette élection, et… je suis la seule candidate.

 

Nous soutenons les femmes candidates de tous bords. Il est important que toutes les femmes se sentent solidaires. Bravo pour votre engagement ! Pouvez-vous nous dire quels sont les projets que vous avez envie de porter ou que vous aimez porter ?

Ce qui a toujours fondé mon engagement, c’est le rapport que nous, les humains, entretenons avec la planète. Nous avons besoin de préserver la biodiversité et notre environnement direct, tout en améliorant les conditions et la qualité de vie de chacun.e.

Nous devons vraiment repenser notre rapport à l’environnement. L’humain doit s’intégrer à son écosystème et pas l’inverse. Nous devons absolument sortir de notre rapport de domination face aux animaux, aux plantes et aux arbres, à la vie. Il faut cesser de vouloir bétonner la ville. Et recréer des espaces propices à la biodiversité.

C’est un magnifique projet. Comme le dit mon slogan de campagne, il faut « changer de cap, maintenant, ensemble ». Et quand je dis ensemble, c’est qu’il est impératif de « ne laisser personne au bord du chemin ». Nous devons construire un monde dans lequel tout le monde trouve sa place. La justice sociale me tient beaucoup à cœur. Elle est aussi indispensable que la justice environnementale.

 

Certains disent que la planète est exploitée au même titre que les femmes sont exploitées. Qu’en pensez-vous ?

Il existe selon moi un rapport entre la condition des femmes et celle de la « nature ». C’est le pouvoir et la domination qu’exerce sur elles le patriarcat. Donc en ce sens oui, les questtions d’écologie et de durabilitié rejoignent des questions féministes fondamentales. La domination et le pouvoir du patriarcat conditionnent tant les femmes que les hommes, et c’est pourquoi les hommes sont de plus en plus nombreux à contester, aux côtés des femmes, la domination patriarcale. Ces hommes ont compris qu’ils ont tout à gagner à l’égalité.

 

Votre réponse m’amène à vous demander quelle est votre définition ou votre vision du féminisme?

L’histoire des combats féministes est longue, mais elle s’est accélérée à partir de 1968. J’avais 10 ans quand le droit de vote des femmes a été introduit en Suisse, en 1971, et j’avais 20 ans quand l’article constitutionnel sur l’égalité entre femmes et hommes a été voté, en 1981. La conquête de l’égalité, dans les lois et dans la vie, a été notre combat

 

Mon compagnon, et père de mes enfants, et moi avons toujours eu à cœur de partager de manière égale les tâches familiales, éducatives et domestiques, Il s’agissait pour nous de partager complètement la charge. Nous avons voulu rompre avec le modèle trop fréquent, aujourd’hui encore, dans lequel la femme porte sur ses épaules la responsabilité et la charge de la vie familiale et domestique, le partenaire se bornant à apporter une « aide » ponctuelle. La question du partage égalitaire des tâches a toujours été pour moi, pour nous, au cœur-même du féminisme, car elle rend possible l’épanouissement personnel et professionnel de tous les membres de la famille.

 

Quelle a été la réaction de votre entourage devant vos engagements, qu’ils soient politiques ou autres ? 

J’ai toujours été soutenue par mes proches. Mes parents ont toujours été féministes, à mon souvenir.  J’ai grandi avec des modèles inspirants que j’ai transmis, je l’espère, à mes enfants. Par exemple, ma mère a été la première femme présidente de l’Église protestante de Genève. Mon père était aussi féministe que ma mère.

J’ai reçu un soutien inconditionnel de mes proches quand j’ai annoncé que j’envisageais d’être candidate au Conseil d’État. J’ai été surprise de la chaleur des encouragements qui sont venus aussi bien de mes enfants et de mon compagnon, que de mes associés à l’Etude, de mes parents, de mes frères, de ma famille large et de mes ami.e.s. Et j’ai aussi reçu beaucoup de soutien et d’encouragements chez les Vert.e.s. Je dois dire que c’est très porteur.

 

De l’extérieur, le parti des Vert.e.s semble avoir une majorité de femmes. Quel est votre avis ?

Oui, les Vert.e.s ont beaucoup d’élues. C’est le résultat d’années de volonté et d’action politique pour promouvoir les femmes en politique.

 

Quel conseil donneriez-vous aux femmes qui veulent faire de la politique ?

Il faut d’abord laisser émerger en soi le désir d’agir et le sentiment qu’il est légitime et utile de participer à l’action politique. Ce désir rejoint le pouvoir de s’indigner. Se dire : « non mais ! Ca, je ne le veux pas. Je veux agir. J’ai le pouvoir de changer les choses ». C’est pour moi la première qualité à posséder en politique. Tout le reste s’apprend.

Ensuite il faut avoir envie de faire de la politique, il faut avoir envie de se mettre au service d’une communauté et d’apporter ses compétences et son énergie. Sans cette envie, il est difficile de faire son chemin en politique dans un milieu où il peut y avoir des rivalités, des confrontations, des divergences.

 

Quelle est votre plus grande motivation à faire de la politique ?

Dans les circonstances très particulières de cette élection, ai-je pense avoir quelque chose à apporter. Je ne suis pas une femme du sérail. Si je suis élue, je vais bousculer les habitudes et les idées préconçues. Sortir de la crise sanitaire exigera beaucoup de courage pour ne plus faire comme avant. Les défis en termes climatiques, économiques et sociaux sont urgents et majeurs.

 

Quels défis vous semblent étroitement liés à votre qualité de femme en politique ?

J’apporte des valeurs humanistes et écologistes et des qualités personnelles. Je n’ai pas le sentiment qu’elles soient spécifiquement féminines. L’avenir de l’humanité passe par la libération des femmes et… des hommes, pour que nous soyons, femmes et hommes, en mesure de développer en politique toutes nos qualités, et toute notre sensibilité. La parité, c’est un des moyens pour y arriver.

 

 

Parité hommes-femmes : êtes-vous pour ou contre les quotas ?

Nous avons besoin de modèles qui inspirent les jeunes générations. Alors bravo et chapeau à toutes celles qui nous ont précédé sur ce chemin.  Les femmes doivent dire : « nous sommes la moitié de l’humanité, nous devons être la moitié de la représentation politique ».  Il y a de bons députés parmi les hommes et de moins bons. Et pour les femmes députées, c’est pareil.

La parité permettra à de nombreuses femmes de dire : « je veux faire ma part pour ma communauté et je n’ai pas besoin d’être extraordinaire ». Il faut démocratiser l’accès à la politique, tout comme cela a été fait pour l’accès aux études, par exemple. Il faut que tout le monde se sente accueilli.e et bienvenu.e à apporter sa contribution.

 

Quelle est votre position au sujet de l’initiative de l’interdiction de se masquer le visage pour les prochaines votations ?

C’est d’abord presque comique ou tragicomique, en cette période où nous portons tous et toutes un masque qui nous cache le visage.

Les Vert.e.s appellent à voter non à cette initiative. J’ai personnellement deux arguments principaux, l’un juridique, l’autre pédagogique.

Si l’objectif est de promouvoir l’égalité, la citoyenneté, et la liberté des femmes contraintes de porter une burqa, alors ce n’est pas aux victimes de pressions familiales, sociales ou culturelles qu’il faut s’attaquer, mais à celles et ceux qui contraignent ces femmes à adopter ce mode vestimentaire. De plus, des enquêtes assez approfondies ont permis de constater que le port de la burqa concerne 30 à 40 personnes en Suisse, qui sont à 99 % des touristes de passage. J’avoue avoir de la peine à comprendre qu’on introduise un article constitutionnel pour une réalité aussi peu représentative de notre vie sociale. Sur ce plan, cette initiative se trompe de cible.

L’argument pédagogique me vient de mon expérience d’enseignante, qui m’a confirmé la force intégrative de l’école. Non seulement parce que l’école est un lieu de socialisation, mais parce que l’école ouvre à des réflexions, à des questionnements. Elle fait énormément progresser la conscience de soi dans le monde. Ce n’est pas en décidant de manière brutale d’un code vestimentaire obligatoire ou interdit qu’on fait progresser la conscience de soi et la liberté face aux codes.

Comme Conseillère d’Etat, je m’engage à défendre des projets concrets pour l’égalité, ici et ailleurs.

Quel message voulez-vous adresser aux membres du CLAFG ?

Je suis reconnaissante à l’égard de toutes celles qui ont tracé le chemin qui nous a permis d’arriver, ensemble, au point où nous sommes, et qui me permet d’être candidate d’aujourd’hui. Les pionnières ont souvent dû payer de leur personne pour ouvrir le chemin. Je me sens appartenir à une communauté féminine qui est issue de cette histoire et j’en tire une certaine fierté. Ensemble, nous contribuons à faire évoluer l’Humanité. Merci à toutes celles qui ont contribué et qui contribuent à faire ce chemin.

https://verts-ge.ch/

Interview de Nathalie Fontanet

Une interview passionnante de Nathalie Fontanet  qui nous présente son parcours et son expérience de femme politicienne, ainsi que les défis qu’elle a pu rencontrer.

 

Interview de Nathalie Fontanet

Décrivez, en quelques phrases, en quoi consiste votre activité politique

J’ai été élue au Conseil d’Etat en 2018 et je suis à la tête du département des finances et des ressources humaines. Mon rôle consiste à piloter les finances publiques de notre canton, la gestion des ressources humaines de l’Etat, les dossiers relatifs à la fiscalité ainsi qu’à l’égalité. J’ai également repris, depuis quelques semaines et de manière temporaire, le département du développement économique.

 Quelle a été la réaction de votre entourage quand vous avez décidé de faire de la politique et comment l’expliquez-vous?

Dès l’âge de 20 ans, j’ai baigné dans un environnement politique (beau-père conseiller d’Etat, ex-mari engagé en politique) et c’est tout naturellement que j’ai rejoint le parti libéral en 2003. Ce choix n’a pas été une surprise pour mon entourage qui m’a encouragée et soutenue.

Quels conseils donneriez-vous aux femmes qui veulent faire de la politique?

Je suis favorable à une représentation plus équilibrée des femmes en politique, non seulement pour refléter davantage la réalité sociale, mais également pour optimiser la diversité des points de vues. Je dirais aux femmes qui souhaitent s’engager de croire en elle-même et de s’affirmer. Les femmes doivent avoir confiance en elles et prendre la place qui leur revient.

 Qu’est-ce qui vous a motivée, encouragée, décidé à exercer cette activité?

J’ai été conseillère municipale puis députée au Grand Conseil pendant 15 ans ce qui m’a permis d’acquérir non seulement de l’expérience, mais également de très bonnes connaissances des enjeux. Cela a également provoqué chez moi l’envie de m’engager à un autre niveau.

Quelles sont les défis de votre activité qui vous semblent étroitement liés à votre qualité de femme en politique?

Les défis de mon activité ne sont pas particulièrement liés à ma qualité de femme. Mes enfants sont adultes, je n’ai donc pas à concilier mon rôle de mère avec mon activité ce qui est régulièrement avancé comme un frein.

 Pensez-vous que vous exercez cette activité différemment des hommes et pourquoi?
Je n’en suis pas certaine. Même s’il est vrai que je suis très attachée au consensus, peu encline au conflit, et que je n’hésite pas à consulter avant de décider ce qui est souvent décrit comme des comportements plutôt féminins.

 Pensez-vous que vous exercez cette activité différemment des hommes et pourquoi?
L’engagement et la charge de travail des conseillers d’Etat, qu’ils soient hommes ou femmes, sont très importants. Cela implique d’accepter de ne pas avoir d’horaires, parfois pas de soirées et pas de week-ends. Malgré cela, j’ai énormément de plaisir à exercer ma fonction.

Pensez-vous que vous exercez cette activité différemment des hommes et pourquoi?
Malgré l’évolution des mentalités et les efforts consentis, il est clair que des inégalités subsistent. Le parcours des femmes reste fortement marqué par la maternité et mener de front une carrière professionnelle et une vie de famille c’est déjà beaucoup. S’il faut ajouter à cela un engagement politique, de nombreuses femmes y renoncent. Le partage des tâches dans le couple est un facteur déterminant.

Comment pensez-vous qu’il faut procéder pour encourager les femmes à s’engager  d’avantage en politique?

Il faut les inviter à prendre leur place et à avoir confiance en elles, mais aussi leur rappeler qu’elles sont compétentes. Une adaptation des heures des séances politiques peut être un facteur, de même qu’un partage des tâches familiales plus équilibré.

Adressez, si vous le souhaitez, quelques mots au CLAFG et à ses membres?
Je tiens à remercier sincèrement le CLAFG et ses membres pour leur travail et leur contribution essentielle à la promotion de l’égalité.

 

 

Poste de présidente vacant

Chers membres et sympathisants,

Je voudrais porter à votre connaissance qu’ à compter du 10 octobre 2019,  je ne serai plus en mesure d’assurer la Présidence du CLAFG. En effet, je suis appelée à d’autres fonctions qui ne sont pas compatibles avec la Présidence.

Pour cette raison, une assemblée générale extraordinaire est convoquée pour le 30 septembre 2019 de 19h à 21h. À l’ordre du jour figureront les points suivants :

  • Élection d’une présidente
  • Élection d’une vice- Présidente
  • Élection des membres du comité

 Il est rappelé à tous les membres qu’ils/elles sont éligibles aux postes vacants et que par conséquent nous seront heureuses d’accueillir leur manifestation d’intérêt; cependant, et par souci d’équilibre, le CLAFG est plus désireux de recevoir des candidatures individuelles ou de représentants-es d’associations apolitiques car les partis politiques sont déjà très bien représentés.

Cette rencontre sera également l’occasion pour le comité de vous présenter les résultats de l’atelier de réflexion sur les missions du CLAFG qui s’est tenu le 29 juin 2019.

 Pour des questions d’organisation, il est prié de confirmer votre assistance à : contact@clafg.ch

 Au plaisir de vous voir nombreux !

Larissa Bambara
Présidente du CLAFG

Prix de la créativité de la femme en milieu rural

Depuis 25 ans déjà, la Fondation Sommet Mondial des femmes célèbre les femmes rurales en leur décernant le “Prix de la créativité de la femme en milieu rural”.
Cette année, pour marquer ce quart de siècle, un total de 10 femmes d’origines diverses seront récompensées.

Découvrez leurs profils sur la page internet du CLAFG et venez célébrer leur courage.
Inscription obligatoire!!
Date: 15 octobre
Heure: 11h30-12h30
Lieu: Club suisse de la presse: Rte. de Ferney 106, 1202 Genève (Bus 5-Direction Aéroport-Arrêt Intercontinental)

Votations politiques du 15 avril 2018: candidates au Grand Conseil

Vous trouverez les candidates au Grand Conseil de différents partis politiques sur l’onglet Actualités- politique

Recherche d’une présidente

Le CLAFG recherche une nouvelle présidente pour son comité.

Si vous êtes intéressée n’hésitez pas à nous envoyer votre candidature

( lettre de motivation + CV ) à notre courriel contact@clafg.ch

Délai de postulation: 20 avril 2018.

Merci d’avance,

Comité du CLAFG