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Statuts 2018

Veuillez trouver ci-dessous les statuts du CLAFG 2018:

Statuts 2018

Rapport d’Activités 2016 du CLAFG

Découvrez le Rapport d’Activités 2016 du CLAFG

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2016 FUT UNE ANNÉE DE NOUVEAUX ENGAGEMENTS !

Le 28 avril 2016 se déroula l’Assemblée Générale qui réunit des associations membres de différents horizons ainsi que des membres individuelles du CLAFG, séance pendant laquelle Stéphanie Metzger fut élue pour assumer la présidence du CLAFG.

Nathalie Schneuwly a soigneusement préparé la relève pour la nouvelle présidente et a cherché de nouvelles membres pour le comité.

Ont été membres du comité pendant l’année 2016:

Yvonne Ismail Urfer, Florence Anglès, Dominique Eberlé, Thérèse Dupont, Elisabetta Crolle, Irina Inostroza, Frédérique Perler, Céline Burki, Céline Taïs et Patricia Droz-dit-Busset.

Les nouveaux axes de travail présentés par la présidente sont les suivants:

 

  •  Développer une vision transdisciplinaire entre les associations féministes et féminines afin de promouvoir la visibilité, l’inclusion citoyenne et le dépassement de la binarité.
  • Renforcer l’axe culturel par le moyen d’organisation d’évènements. · Relier l’art à la politique.
  • Renforcer le lien avec la Genève Internationale.
RE-NAISSANCE D’UN NOUVEAU PROJET « PLAINE D’EGALITE» :

Il s’agit d’un évènement multiculturel et inter-associatif qui aura lieu à la Plaine de Plainpalais en juin 2019.

Cet évènement réunira de nombreuses associations qui oeuvrent pour l’égalité de genre et la diversité et o rira des stands d’information et des activités diverses comme des animations créatives, des performances artistiques, des débats, des tables rondes, des échanges variées, etc.

Ce projet a été présenté lors de la Rencontre avec les associations féminines et féministes, organisée par le Service de l’Agenda 21 de la Ville de Genève, le 2 juin 2016.

Pendant la Rencontre des Associations féminines et féministes organisée par le BPEV le 3 novembre 2016, la présidente a également présenté le projet à l’auditoire.

Ce projet avait été conçu à la base par F-Information et d’autres associations féministes et féminines en 2005 et n’avait pas abouti par manque de fonds.

Aujourd’hui il est repris avec un nouvel élan et de nouvelles forces!

 

 

 

 

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Statuts 2015

I. Dispositions générales

Article 1er – Dénomination

  • Le Centre de liaison des associations féminines genevoises est une association organisée conformément aux articles 60 et suivants du Code Civil Suisse. Il est régi par les présents statuts.
  • Le Centre de liaison est confessionnellement neutre et indépendant de tout parti politique.
  • Il est sans but lucratif.

Article 2 – Siège

  • Le siège est à Genève.

Article 3 – Buts

  • Le Centre de liaison a pour but de regrouper, d’informer les associations membres, de faciliter la coordination de leurs activités et favoriser des projets communs d’intérêt général.
  • Il veille à mettre à disposition de ses membres une plateforme propre à renforcer la coopération au sein d’un même réseau.
  • Il favorise la reconnaissance de leur contribution pour la promotion de l’égalité dans tous les domaines (social, culturel, sportif, de santé publique, économique, politique…)
  • Il fait la promotion de ses membres et encourage les femmes à prendre des responsabilités dans tous les domaines de la société.

Article 4

  • Le Centre de liaison s’abstient de toute intervention dans les affaires intérieures des associations membres.

Article 5

Le Centre de liaison est membre de l’Alliance de sociétés féminines suisses.

II. Membres

Article 6

  • Peuvent être membres du Centre de liaison :

a) les associations, groupements et fondations féminines et/ou féministes genevoises; 

b) les sections genevoises d’associations féminines et/ou féministes nationales ou internationales;

– qui répondent au but fixé à l’article 3
c) les femmes, à titre de membres individuelles ;

  • Peuvent également être membres de soutien :

a) les personnes qui, à titre individuel, désirent soutenir le Centre de liaison ;

b) les organisations sympathisantes.

Admission/démission

  • Les demandes d’admission ou de démission doivent être adressées au comité, par écrit, au minimum deux mois avant la fin de l’année. La cotisation de l’année en cours reste due au Centre de liaison.
  • La qualité de membre est acquise par le paiement de la cotisation.

III. Organisation

Article 7

Les organes du Centre de liaison sont:

  1. l’assemblée générale
  2. le comité
  3. l’organe de contrôle

Article 8 – Assemblée générale

  • L’assemblée générale constitue l’organe suprême du Centre de liaison.
  • Elle est composée par une déléguée de chaque association membre, ainsi que par les membres individuelles et de soutien.
  • Elle se réunit en assemblée ordinaire une fois par an, et en assemblée extraordinaire chaque fois que le comité le juge utile ou que le cinquième des membres en font la demande.
  • La convocation à l’assemblée générale, accompagnée de l’ordre du jour, du procès-verbal de la dernière assemblée générale, des comptes au 31 décembre de l’année écoulée révisés doit être envoyée aux membres quatre semaines à l’avance.

Le procès-verbal est tenu et signé par la présidente et un membre du comité.

Article 9 – Compétences

  • L’assemblée générale :

a) approuve le rapport annuel et les comptes:
b) élit les membres du comité ;
c) élit la présidente ;
d) élit l’organe de contrôle ;
e) entérine la décision d’admission ou d’exclusion des membres ;
f) décide de l’adhésion à d’autres associations ;
g) fixe le montant des cotisations de l’année suivante sur proposition du comité; h) approuve les comptes de l’année précédente et donne décharge au comité ; i) vote les modifications des statuts du Centre de liaison;
j) décide de la dissolution du Centre de liaison.

– A l’exception des dispositions particulières des articles 15 et 16, les élections sont réputées valables et les décisions acceptées à la majorité simple et à main levée, à moins qu’un tiers des membres présents ne demandent le vote à bulletin secret.

Article 10 – Droit de vote 

  • Chaque membre dispose d’une voix.
  • Les membres individuelles et de soutien ont une voix consultative.

Article 11 – Comité 

  • Le comité représente au mieux les différentes associations. Il est composé de 8 à 15 membres.
  • Les membres du comité et la présidente sont élues pour une durée de deux ans. Les membres du comité sont rééligibles trois fois et la présidente rééligible deux fois.
  • Les décisions du comité sont prises à la majorité simple des membres présents. En cas d’égalité des voix, la présidente tranche. Un procès-verbal de chaque séance est établi.
  • Le comité représente le Centre de liaison. Il prend toutes les mesures propres à assurer sa bonne marche, notamment en engageant du personnel. Il se réunit au minimum 6 fois dans l’année.
  • Il présente chaque année à l’assemblée générale un rapport d’activité et un rapport financier.
  • Il assure notamment les relations avec l’Alliance de sociétés féminines suisses.
  • Il élit en son sein une ou deux vice-présidentes, une trésorière et une procès-verbaliste.
  • Il élit un bureau composé d’au minimum 4 membres dont la présidente qui gère les affaires courantes.
  • Le bureau est habilité à prendre des décisions lorsque les délais ne permettent pas la tenue d’un comité.

Article 12 

L’organe de contrôle est élu pour une durée d’un an par l’assemblée générale et rééligible 3 fois au maximum.

Article 13 – Représentation

Le Centre de liaison est valablement représenté et engagé vis-à-vis des tiers par la double signature de la présidente ou de la vice-présidente et d’un membre du comité.

IV. Ressources

Article 14

  • Les ressources du Centre de liaison sont :

a) les cotisations fixées par l’assemblée générale sur proposition du comité; b) les dons, subventions, legs, donations;

c) la subvention des collectivités publiques.

  • La responsabilité financière du Centre de liaison est limitée à ses biens propres, à l’exclusion de toute responsabilité personnelle de ses membres.

V. Statuts

Article 15 – Modifications

  • Toutes les modifications des statuts doivent être votées par une assemblée générale ordinaire ou extraordinaire.
  • La majorité des deux tiers des déléguées présentes est nécessaire pour modifier les statuts.
  • Les propositions d’amendement doivent parvenir au moins 10 jours avant l’assemblée.

VI. Dissolution

Article 16

  • La dissolution du Centre de liaison ne peut être décidée que par une assemblée générale convoquée à cette fin, et si les trois quarts des associations présentes se prononcent dans ce sens.
  • Le solde actif éventuel sera remis à une œuvre à but similaire désignée par l’assemblée générale.

VII. Dispositions finales

Article 17

Les présents statuts du Centre de liaison fondé en 1937, arrêtés en assemblée générale ordinaire du 27 mai 2015 abrogent les statuts antérieurs et entrent en vigueur immédiatement.

Approuvés par l’assemblée générale du 27 mai 2015.

Les Pionnières

Portraits de femmes ayant oeuvré pour le féminisme à Genève et en Suisse.

Marie Goegg-Pouchoulin
(1824-1899)

Femme courageuse et pionnière, elle fut regardée avec étonnement par ses contemporains. C’est elle qui fonda, en 1868 à Genève, la première société féministe en terre romande, l’Association internationale des femmes, dont le but était de soutenir les efforts tendant vers la paix et la liberté de travailler à l’avancement moral et intellectuel de la femme et à l’amélioration graduelle de sa position dans la société par la revendication de ses droits humains, civils et politiques.

La renommée de cette fondation dépassa le cadre de nos frontières puisqu’elle fut saluée par Guiseppe Garibaldi. Dissoute deux ans plus tard, cette association fut immédiatement remplacée par une autre, la « Solidarité » dont l’activité fut féconde et utile. Elle s’occupa notamment avec énergie des questions concernant les professions et les salaires.

Marie Goegg-Pouchoulin fut pendant plus de vingt ans secrétaire et caissière de la Ligue de la paix et de la liberté et elle fonda le « Journal des Femmes », premier journal féministe suisse. On lui doit par ailleurs l’admission des femmes à l’Université de Genève.

Pauline Chaponnière-Chaix
(1850-1934)

Co-fondatrice de l’Alliance de sociétés féminines suisses, elle participa à l’organisation du premier Congrès féminin suisse (1896), présida le Conseil international des femmes (CIF) et fut membre du Comité international de la Croix-Rouge.

Emma Pieczynska-Reichenbach

Genevoise de coeur, elle propagea à Genève les idées qui étaient à l’origine des premiers clubs de femmes américains. Elle créa en Suisse les premières ligues sociales d’acheteurs dont elle fut présidente et publia un des premiers livres d’éducation sexuelle (1897).

Camille Vidart
(1854-1930)

Elle fut l’initiatrice, la fondatrice et la première présidente de l’Union des Femmes à Genève. Professeure de littérature française, elle traduisit en français les fameux livres de Heidi écrits par Johanna Spiry. Féministe convaincue par esprit de justice et d’équité, de solidarité humaine et par une conception très élevée des tâches et des responsabilités de la femme dans la vie publique, elle participa à la fondation de l’Alliance de sociétés féminines suisses.

Emilie Gourd
(1879-1946)

Véritable pionnière du suffrage féminin à Genève et en Suisse, avec cet autre ardent défenseur du féminisme que fut Auguste de Morsier, elle présida l’Association suffragiste et fonda en 1912 le journal « Mouvement féministe » qui est devenu aujourd’hui l’émilie (lien). Professeure d’histoire brillante et passionnante, oratrice hors-pair, ses réalisations pour la cause de la femme sont nombreuses : ouvroir fondé en 1914, foyer d’accueil pour les prostituées, Cartel d’hygiène sociale et morale. Le mot d’ordre qu’elle laissa en quittant la présidence de l’Association suisse pour le suffrage féminin en 1928, illustre fort bien son caractère : « Soyez optimiste, croyez au succès, n’ayez jamais peur ; quand une cause est juste, comme la nôtre, le succès ne saurait manquer, mais il ne faut pas s’immobiliser dans l’attente de temps meilleurs, vous devez les forger vous-mêmes de vos mains, et avec votre cœur en ayant foi en l’avenir. »

Hélène Gautier-Pictet
(1888-1973)

Ardente défenseure des droits de la femme comme son père Paul Pictet (fondateur du journal « La Suisse » avec Gaspard Vallette), Helène Gautier fut la véritable fondatrice du Centre de liaison des associations féminines genevoises et sa présidente pendant près de vingt ans. Son but était de grouper les associations féminines existantes pour leur permettre de se consulter, de coordonner leurs efforts et d’avoir, sur plusieurs plans, une action concertée pour l’amélioration du sort de la femme. C’est grâce à sa ténacité que le CLAFG fut, dès ses débuts, reçu et écouté par les autorités.

Dr Marguerite Champendal

Première étudiante genevoise à recevoir le diplôme de docteur en médecine, elle ouvre en 1901 un cabinet de consultation et crée la « Goutte de lait », institution d’avant-garde dont le but est de venir en aide aux nouveau-nés et aux enfants des milieux défavorisés. Son « Manuel des Mères » se diffuse dans toutes les couches de la population. Elle crée en 1905 l’école d’infirmières du « Bon Secours » et « la Pouponnière ».

Dr Lina Stern

Professeure de physiologie à la faculté de médecine de l’Université de Genève de 1918 à 1925, elle fut la première et seule femme jusque dans les années 1940 à laisser son empreinte dans l’enseignement universitaire.

 

Liste des membres du comité du CLAFG en 2017

Mme Larissa BAMBARA
Présidente du CLAFG
Membre de l’Association Découvrir

 

Mme Marlène BOREL
Représentante des Genevoises PLR

 

Mme Yvonne ISMAÏL-URFER
Responsable de la Suisse allemande

 

Mme Thérèse DUPONT 
Représentante de Femmes PDC (Politique)

 

Mme Elisabetta CROLLE
Représentante de Career Women’s Forum, CWF (Professionnel-économie)

 

Mme Angela FRATIL
Trésorière du CLAFG, Coach et conseillère bénévole en gestion d’entreprise pour le CLAFG

 

Mme Anne BONVIN BONFANTI
Responsable du groupe de travail Egalité du parti politique Les Verts

 

Mme Catherine MORONI
Présidente des femmes PDC genevoises et manager d’une agence de placement de personnel 

 

Mme Aurélie FRIEDLI
Représentante du groupe égalité entre femmes et hommes du PS 

1937-1987: 50 ans du CLAFG

La naissance du CLAFG. Onze associations féminines ont, dès les débuts, annoncé leur adhésion au Centre l’Association féminine pour l’éducation nationale:

  1. l’Association genevoise des femmes universitaires,
  2. l’Association genevoise pour le suffrage féminin,
  3. le Lyceum Club de Genève,
  4. la section de Genève de l’Association des femmes peintres, sculpteurs et décorateurs,
  5. la section de Genève de l’Union Suisse des Amies de la Jeune Fille,
  6. l’Union mondiale des femmes pour la concorde internationale,
  7. l’Union des travailleurs sociaux,
  8. l’Union des institutrices primaires genevoises,
  9. l’Union amicale des écoles enfantines,
  10. l’Union des Femmes.

Deux associations furent membres sympathisants: la Goutte de lait et l’Union chrétienne des Jeunes Filles.
Hélène Gautier-Pictet fut élue première présidente et elle tint les rênes du CLAFG jusqu’en 1951. Son premier comité se composait de Mesdames Gourd (vice-présidente), Cayla (secrétaire et trésorière), Robert, Jentzler, Nobs et Weigle.

Stabilité et dynamisme

Il faut souligner ici deux caractéristiques du Centre qui ont assuré un bon départ à l’institution et continueront, gageons-le, à maintenir sa pérennité : la stabilité et le dynamisme.

Stabilité, puisqu’en cinquante ans le Centre a vu se succéder six présidentes qui sont chacune demeurées en fonction plusieurs années permettant ainsi la continuité du travail du comité et des actions entreprises comme le sérieux dans les négociations avec les partenaires que ce soient les autorités cantonales ou fédérales, ou des associations diverses. Ces six présidentes furent successivement : Hélène Gautier (1937-1951), Renée Girod (1951-1959), Valentine Weibel (1959-1972), Renée Chambordon (1972-1981), Gilberte Muller (1981-1984) et de 1984 à 1989 Arielle Wagenknecht. A partir des années 90 plusieurs autres présidentes se succèderont au CLAFG.

Dynamisme aussi, car le Centre de liaison a passé de 11 associations membres en 1937 à 42 en 1987. Mais il n’y a rien là que de très normal puisque c’est la vie des associations qui fait la vie du Centre.

Les activités et actions du CLAFG

Le Centre nouvellement créé a aussitôt mis en place une commission d’éducation civique et une commission d’alimentation laquelle se transformera, à la demande de l’ASF en 1940, en commission d’économie ménagère.

Pendant la seconde guerre mondiale le CLAFG a particulièrement axé ses activités sur le service auxiliaire féminin (créé en 1939) et sur la commission d’économie ménagère. Le service auxiliaire féminin a été mis sur pied à Genève comme un service civique volontaire pour les femmes et il a permis de trouver des travailleuses pour l’Agence des prisonniers de guerre, pour l’Atelier du matériel sanitaire, pour différents ouvroirs (fabrication de vêtements pour les réfugiés) et à la campagne dans les champs et les cultures. En 1943 la commission du service auxiliaire fut englobée dans l’établissement à Genève d’une section du service civil féminin.

La tradition de l’ouvroir, quant à elle, remonte déjà à la première guerre mondiale puisque c’est en 1914 qu’Emilie Gourd fonda l’Ouvroir de l’Union des Femmes pour parer à la grande misère de bien des foyers, résultant de la fermeture de plusieurs usines et ateliers occupant de la main d’œuvre féminine. Le travail ne manqua pas et l’ouvroir fut bientôt considéré par les autorités communales, cantonales et fédérales comme un rouage nécessaire de l’œuvre d’assistance à Genève. Une grande partie du travail social et de l’aide aux démunis dans le canton s’est donc réalisée grâce aux activités des associations féminines.

La Commission d’économie ménagère était elle, en contact avec l’Office fédéral de guerre pour l’alimentation et les commissions parallèles des autres cantons. Elle était chargée de renseigner le public sur les problèmes du ravitaillement et d’aider les familles à moyens très restreints. C’est ainsi que l’on a pu notamment mettre sur pied une campagne d’enseignement populaire pour l’alimentation économique et le séchage des surplus de fruits et de légumes. Après la guerre, la Commission prit en charge d’autres missions comme par exemple la lutte contre la vente à tempérament.

suffrage-feminin-04_largeLa défense des intérêts féminins sur le plan civique et législatif était aussi inscrite en tête de liste des travaux du Centre. L’éducation civique des femmes était un but important et parmi les sociétés fondatrices du CLAFG on trouve l’Association genevoise pour le suffrage féminin qui depuis 1907 déjà menait la lutte à Genève, soutenue par le CLAFG au moment des votations.

L’Association genevoise pour le suffrage féminin doit sa fondation à un certain nombre d’hommes et de femmes féministes, souvent membres de l’Union des Femmes. Parmi les fondateurs il faut signaler Auguste de Morsier qui, par la suite, incita Emilie Gourd à se joindre à l’Association genevoise pour le suffrage féminin. Elle en devint très vite la dynamique présidente et conserva cette charge jusqu’à sa mort en 1946. Son action ne s’est jamais relâchée puisqu’après l’obtention du droit de votre pour les femmes, l’Association a adapté ses buts à de nouvelles tâches qui étaient alors d’inciter les femmes à participer à la vie politique et à obtenir l’égalité des droits ; elle a alors changé d’appellation et est devenue l’Association genevoise pour les droits de la femme.

Au niveau national

Sur le plan suisse il faut mentionner les contacts réguliers avec les autres Centres de liaison cantonaux et avec l’Alliance de sociétés féminines suisses. La conférence annuelle des présidentes des C.L.A.F. permet l’échange de points de vue sur des sujets d’intérêt commun; les problèmes spécifiques aux cantons romands sont également discutés.

Les contacts réguliers avec l’ASF sont l’occasion de fructueux échanges de vue sur les sujets à aborder sur le plan suisse. C’est ainsi que nous pouvons donner notre avis, exprimer nos opinions, nos critiques ou nos souhaits dans tous les domaines et sur tous les sujets que le Conseil fédéral soumet à consultation. Et ces sujets ne manquent pas :

  • révision de la loi sur l’assurance-maladie,
  • décriminalisation de l’avortement,
  • nouveau droit matrimonial,
  • projet de révision de la constitution fédérale,
  • votation en faveur de l’égalité des droits entre hommes et femmes,

pour ne citer que quelques uns parmi les plus importants sujets traités au cours des dix dernières années.

Il va sans dire que lorsqu’il l’estime nécessaire, le CLAFG n’hésite pas à entrer dans le vif du sujet en participant à des comités d’action pour soutenir certaines idées. Nous avons ainsi participé au comité d’action “in” qui militait pour la votation sur l’égalité des droits (1981) comme à celui qui s’était constitué pour faire campagne en faveur du oui au nouveau droit matrimonial (1985).

Notons encore ici que Genève a reçu à plusieurs reprises l’assemblée générale de l’Alliance de sociétés féminines suisses (1945, 1956, 1967, 1975 et 1987).

Contact au niveau international

Le Centre de liaison a également des contacts sur le plan international par l’intermédiaire du Conseil International des Femmes (CIF) au sein duquel l’ASF est représentée. Des comptes-rendus des réunions et assemblées sont régulièrement présentés et le CLAFG a eu à plusieurs reprises l’occasion d’accueillir des boursières du CIF.

L’héritage des pionnières: un esprit toujours régénateur.

Les réalisations ne sont peut-être maintenant plus aussi spectaculaires qu’aux débuts. Lorsqu’il s’agissait d’obtenir le suffrage féminin, il fallait concevoir, réaliser puis soutenir les initiatives qui tendaient vers ce but. C’est pourquoi le nom des pionnières est resté gravé dans toutes les mémoires. Le suffrage féminin obtenu, il s’est agi de porter l’effort sur la formation des femmes à la vie politique. Le même élan a conduit vers la votation sur l’égalité des droits ou le nouveau droit matrimonial. Il faut savoir garder ce dynamisme pour continuer à œuvrer dans le sens d’une promotion juste de la femme et de son soutien sans féminisme exacerbé ni fanatisme. L’élan des pionnières doit continuer à guider notre action et à promouvoir un esprit toujours régénérateur. Le travail quotidien, qui se fait le plus souvent dans l’ombre, est le meilleur garant d’une continuité d’action qui ne doit jamais se démentir.

En 1987, le Centre de liaison des associations féminines genevoises regroupe 42 associations membres et une centaine de membres individuels.

Noëlle Languin

Statuts 1989-2014

I. Dispositions générales

Article 1er – Dénomination

  • Le Centre de liaison des associations féminines genevoises est une association organisée conformément aux articles 60 et suivants du Code Civil Suisse. Il est régi par les présents statuts.
  • Le Centre de liaison est confessionnellement neutre et indépendant de tout parti politique.
  • Il n’a pas de but lucratif.

Article 2 – Siège

  • Le siège est à Genève.

Article 3 – Buts

  • Le Centre de liaison a pour but de regrouper, d’informer les associations membres et de coordonner leurs activités.
  • Il a également pour but d’améliorer la collectivité.

Article 4

  • En cas de prise de position ou d’action concertée, le Centre de liaison cite nommément les associations qui sont parties prenantes

Article 5

  • Le Centre de liaison s’abstient de toute intervention dans les affaires intérieures des associations membres.

Article 6

Le Centre de liaison s’abstient de toute intervention dans les affaires intérieures des associations membres.

II. Membres

Article 7

Peuvent faire partie du Centre de liaison:

Membres ordinaires:

  1. les associations féminines genevoises;
  2. les sections genevoises d’associations féminines nationales ou internationales;
  3. les œuvres et institutions féminines à but social, culturel, professionnel, confessionnel ou politique, à condition que leurs statuts ne soient pas en opposition avec ceux du Centre de liaison.

Les associations énumérées sous lette 1), 2) et 3) se regroupent par centres d’intérêts fixés selon un règlement approuvé par l’assemblée générale.

Membres de soutien (individuels):

  1. Les personnes qui, à titre individuel, désirent soutenir le Centre de liaison.
  2. Les demandes d’admission ou de démission doivent être adressées au comité, par écrit, dans un délai de trois mois avant l’assemblée générale.

III. Organisation

Article 8

Les organes du Centre de liaison sont:

  1. l’assemblée générale
  2. le comité
  3. l’organe de contrôle

1. L’assemblée générale

Article 9 – Attribution

L’assemblée générale constitue l’organe suprême du Centre de liaison- Composition

L’assemblée générale est composée par une déléguée de chaque association visée sous article lettre a), b) et c) ci-dessus, ainsi que par les membres de soutien

Réunion

Elle se réunit en assemblée ordinaire une fois par an, au cours du premier semestre, et en assemblée extraordinaire chaque fois que le comité le juge utile ou que le cinquième des membres indiqués sous lettres a), b) et c) de l’article 7 en font la demande.

Convocation

La circulaire de convocation à l’assemblée générale, accompagnée de l’ordre du jour, doit être envoyée aux membres un mois à l’avance.

  • Sauf en cas d’urgence, il ne peut être pris de décision que sur les questions figurant à l’ordre du jour.
  • L’assemblée générale se prononce à la majorité des deux tiers des voix des déléguées présentes, tant sur l’urgence que sur la question déclarée urgente.

Article 10 – Compétences

L’assemblée générale

  1. approuve le rapport annuel, les comptes et le règlement :
  2. élit les membres du comité par les associations groupées en centres d’intérêts ;
  3. élit la présidente sur proposition des associations ;
  4. élit l’organe de contrôle ;
  5. décide de l’admission ou de l’exclusion des membres ;
  6. décide de l’adhésion à d’autres associations ;
  7. fixe le montant des cotisations ;
  8. se prononce sur le programme d’action et le budget présenté par le comité ;
  9. procède à la révision des statuts du Centre de liaison après consultation de tous ses membres ;
  10. décide de la dissolution du Centre de liaison.

A l’exception des dissolutions particulières des articles 16 et 17, les élections sont réputées valables et les décisions acceptées à la majorité simple et à main levée, à moins qu’un tiers des membres présents ne demandent le vote à bulletin secret.

A chaque assemblée, un procès-verbal est tenu et signé par la présidente et un membre du comité.

Article 11 – Droit de vote

  • Chaque association visée sous l’article 7 lettres a), b) et c) dispose d’une voix.
  • Les membres de soutien ont une voix consultative.
  • le comité

2. Le comité

Article 12 – Composition

  • Le comité est composé d’une déléguée par groupe de centres d’intérêts comptant jusqu’à cinq associations et de deux déléguées par groupe comptant six associations et plus.
  • Durée de fonction. Les membres du comité et la présidente sont élus pour une durée d’un an et rééligibles cinq fois.Les membres du comité peuvent obtenir une suppléante dans leur groupe d’intérêts. Celle-ci les remplace en cas d’absence prolongée.
  • Vote. Les  décisions du comité sont prises à la majorité simple des membres présents. En cas d’égalité des voix, la présidente tranche. Un procès-verbal de chaque séance est établi.
  • Compétences. Le comité gère le Centre de liaison et prend toutes les mesure propres à assurer sa bonne marche. Il se réunit régulièrement. Il présente chaque année à l’assemblée générale un rapport d’activité et un rapport financier. Il assure notamment les relations avec l’Alliance de sociétés féminines suisses. Il élit en son sein une vice-présidente, une trésorière et une secrétaire

3. Organe de contrôle

Article 13

  • L’organe de contrôle est élu pour une durée d’un an par l’assemblée générale.

Assemblée générale

Article 14 – Représentation

  • Le Centre de liaison est valablement représenté et engagé vis-à-vis des tiers par la double signature de la présidente ou de la vice-présidente et d’un membre du comité.

IV. Ressources

Article 15

Les ressources du Centre de liaison sont:

  1. les cotisations fixées par l’assemblée générale sur proposition du comité et versée par les membres des quatre catégories énoncées à l’article 7 ;
  2. les dons, subventions, legs et donations.

La responsabilité financière du Centre de liaison est limitée à ses biens propres, à l’exclusion de toute responsabilité personnalisée  de ses membres.

V. Statuts

Article 16 – Modifications

  • Les statuts ne peuvent être modifiés que par une assemblée générale ordinaire ou extraordinaire.
  • Les propositions de modification faites par le comité doivent être présentées aux associations membres au moins trois mois avant l’assemblée générale.
  • La majorité des deux tiers des déléguées présentes est nécessaire pour modifier les statuts.

VI. Dissolution

Article 17

  • La dissolution du Centre de liaison ne peut être décidée que par une assemblée générale convoquée à cette fin, et si les trois quarts des associations présentes se prononcent dans ce sens.
  • Le solde actif éventuel sera remis à une œuvre à but social désignée par l’assemblée générale.

VII. Dispositions finales

Article 18

Les présents statuts du Centre de liaison fondé en 1937, arrêtés en assemblée générale extraordinaire du 7 décembre 1989, abrogent les statuts antérieurs adoptés en 1937, 1946, 1974 et 1985.

Approuvé par l’assemblée générale du 7 décembre 1989.

 

 

 

Constat

A Genève, les problématiques d’égalité sont de plus en plus traitées au niveau institutionnel, le Bureau de la Promotion de l’Egalité entre Hommes et Femmes, Agenda 21 pour la ville, l’Université… Les mouvements pour les droits des femmes évoluent et Internet offre de nouvelles possibilités de mobilisation.

Dans ce contexte, le CLAFG se doit de jouer son rôle qui est de donner une voix aux associations de femmes. Il compte ainsi parmi ses membres, tant des associations qui procurent une aide sociale et psychologique aux femmes ayant subi des violences conjugales, que d’autres qui apportent un soutien aux femmes prostituées ou qui facilitent l’intégration des migrantes, sans oublier la défense des droits des lesbiennes ou encore l‘accompagnement de femmes atteintes du cancer du sein. Un collectif pluridisciplinaire amène enfin les thématiques de genre au sein de l’espace public.

Les sections féminines des partis politiques ou celles des organisations internationales sont elles aussi membres du CLAFG, de même que plusieurs associations de femmes professionnelles et diplômées.

Ces associations, très différentes les unes des autres, font la richesse du CLAFG. Elles ont en commun la volonté de défendre les intérêts des femmes.

Il est d’autant plus important d’encourager leur action que l’objectif de l’égalité avec les hommes est loin d’être atteint : à ce jour, les femmes gagnent toujours moins que les hommes et après un divorce, elles se trouvent le plus souvent dans la précarité. Elles siègent encore trop peu dans les Conseils d’administration et ne sont pas assez représentées en politique.

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Notre mission

Le Centre de Liaison des Associations Féminines Genevoises (CLAFG) a pour mission de regrouper les associations féminines de Genève, de les informer, de faciliter la coordination de leurs activités et de favoriser des projets communs d’intérêt général.

Moyens d’action

Dans ce cadre, le CLAFG :

  • met à disposition de ses membres une plateforme propre à renforcer la coopération au sein d’un même réseau;
  • assure un relais entre les autorités et les associations féminines;
  • favorise la reconnaissance de leur contribution en faveur de la promotion de l’égalité dans tous les domaines (social, culturel, sportif, de santé publique, économique, politique);
  • encourage les femmes à prendre des responsabilités dans tous les domaines de la société.

Public

  • Associations féminines / féministes
  • Femmes