Interview de Delphine Backmann

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Interview de Delphine Backmann, candidate pour le PDC au Grand Conseil.

 

Pour celles et ceux qui n’ont pas pu assister au débat en live organisé par le CLAFG  le 18 mars dernier, voici une brillante interview que Delphine Backmann nous a accordée. Delphine nous démontre bien que la solidarité féminine contribue à la promotion de l’égalité.

 

Décrivez, en quelques phrases, en quoi consiste votre activité politique :

Je suis députée au Grand Conseil, élue sur la liste du Parti Démocrate-Chrétien. En parallèle je préside également mon parti sur le plan cantonal.

 

Quelle a été la réaction de votre entourage quand vous avez décidé de faire de la politique et comment l’expliquez-vous ?

La politique a toujours été très présente dans mon environnement familial. Quand j’ai décidé de me lancer en m’inscrivant au PDC et en me présentant aux élections municipales de 2011, tout le monde a été soutenant.

 

Quels conseils donneriez-vous aux femmes qui veulent faire de la politique ?

D’oser se lancer, pour améliorer la représentation féminine. La politique peut être un monde difficile.

 

Qu’est-ce qui vous a motivée, encouragée, décidé à exercer cette activité ?

J’adore participer, à mon échelle, à la construction de la société du futur.

 

Quelles sont les défis de votre activité qui vous semblent étroitement liés à votre qualité de femme en politique ?

Nous sommes plus régulièrement questionnées sur nos compétences, sur notre capacité à assumer un mandat politique. Je cumule une activité professionnelle, une fonction de députée, je préside mon parti et j’ai deux enfants, c’est un magnifique challenge.

 

Pensez-vous que vous exercez cette activité différemment des hommes et pourquoi ?

Je ne sais pas si je l’exerce différemment. J’ai évidemment une sensibilité particulière sur des sujets liés à l’égalité par exemple. Pour le reste je trouve que c’est surtout le parcours de vie qui pousse à faire de la politique d’une manière ou d’une autre.

 

Quelles sont les contraintes que cette activité politique impose sur le reste de votre vie ?

Elle s’exerce souvent le soir, le week-end, durant les moments de vie familiale ou de vie sociale. Depuis que je préside le parti, il n’existe plus vraiment de pause ou de vacances. Il y a une perméabilité totale entre ma vie personnelle, professionnelle et politique. J’accepte de fonctionner ainsi car c’est aussi ce cumul qui enrichit mon approche politique. J’ai l’immense chance de faire ce que je fais par choix.

 

Pensez-vous que ces contraintes sont différentes de celles des hommes actifs en politique et pourquoi ?

La société fait encore peser plus de charge mentale sur les femmes à l’heure actuelle. La pression de tout faire, tout réussir, est plus forte, et les femmes sont plus souvent remises en question dans leur capacité à assumer de front charge familiale, politique et professionnelle.

 

Comment pensez-vous qu’il faut procéder pour encourager les femmes à s’engager davantage en politique ?

Encourager les autres à se lancer, proposer des horaires plus compatibles, et travailler à une société plus égalitaire dans tous les domaines politiques.

 

Adressez, si vous le souhaitez, quelques mots au CLAFG et à ses membres.

Merci au CLAFG de réunir des femmes de tout horizon, partageant un objectif commun de promouvoir l’égalité. C’est ensemble que nous serons plus fortes et que nous y parviendrons.