ÉGALITÉ, parlons-en …

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ÉGALITÉ, parlons-en …

Le concept d’égalité n’a jamais été en vogue comme maintenant. Les inégalités sont réelles et cette situation devrait couvrir de honte les décideurs à différents niveaux car la société actuelle se considère l’une des plus évoluée de l’histoire de l’humanité.  A travail égal, salaire égal ! C’est naturellement juste, mais pratiquement difficile à atteindre sans efforts soutenus.

Les manifestations de tous genres, ainsi que les grands projets pour l’égalité sont bien fondés.

Cependant, l’égalité se résume t- elle en une loi ? à des signatures apposées sur un document ?

À mon sens l’égalité a un sens beaucoup plus large et se situe au-delà des formalité légales. Je la perçois d’abord comme une pratique, dont les différentes formalité administratives qui en découleraient seraient les fruits. En effet, un salaire égal sans un traitement comportemental égal pour les personnes qui le perçoivent ne saurait être perçu comme de l’égalité.

L’égalité est beaucoup plus profonde et ne saurait être comparée à un fruit mur,  prêt à être cueilli. Elle est plutôt un chemin à parcourir et pour lequel chaque geste, pensée nous y approche un peu plus. J’aime beaucoup cette réflexion sur le bonheur qui dit que lorsque une personne décide de cheminer vers le bonheur et que chemin faisant elle n’est pas heureuse, elle ne le sera pas non plus lorsqu’elle arrivera à destination. De même, lorsque dans notre cheminement collectif vers l’égalité des sexes et des personnes en général, la culture des pratiques égalitaires devrait être omniprésente, au point de s’imposer de manière naturelle, pour pouvoir se perpétuer aux générations futures. Ces pratiques quotidiennes sont le sous bassement durable pour les différents changements réclamés dans la sphère légale.

L’égalité au quotidien pourrait s’appeler respect, considération, écoute, magnanimité, empathie, honnêteté… avec nos différents collaborateurs et collaboratrices.

Je nous invite donc à cultiver des pratiques d’égalité au quotidien afin de pouvoir accueillir le fruit de la lutte collective que serait une changement de la loi. Ce serait en effet assez dommage que la législation nous serve de l’égalité sur un plateau d’or sans que nous ne sachions la vivre au quotidien.

Gardons donc à l’esprit que si nous ne trouvons pas le bonheur sur le chemin, nous ne le trouverons pas non plus à destination.

Larissa Bambara
Présidente du CLAFG