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Edito d’octobre

Comme vous le savez déjà, je quitte le poste de présidence du CLAFG pour d’autres horizons professionnels. Il arrive en effet un moment, où l’impératif d’effectuer des choix s’impose, et j’ai fait le mien. Ce dernier édito est pour moi l’occasion de vous traduire toute ma gratitude pour cette année et demie passée auprès de vous. J’espère que mon action a pu contribuer, d’une manière ou d’une autre, à bâtir un CLAFG plus solide. Pour ma part, la fonction de Présidente a contribué, de manière certaine, à ma croissance comme personne et comme professionnelle. Je ne peux que vous remerciez pour  l’opportunité qui m’a été donnée.

Je quitte la Présidence car ce poste est difficilement compatible avec mes nouveaux engagements. Cependant, je demeurerai au comité où je pourrai poursuivre mon engagement pour l’égalité hommes-femmes et l’inclusion des personnes en général, en fonction de mes nouvelles disponibilités. Nos chemins se croiseront donc à nouveau dans cette belle cité de Genève.

Suite à l’Assemblée extraordinaire du lundi 30 septembre 2019, le comité du CLAFG, qui connaît bien la structure, assurera l’intérim jusqu’à l’Assemblée Générale ordinaire de mars 2020. Le fonctionnement de la structure suivra donc son cours normal.

Je profite de ce moment pour vous inviter à vous engager au sein du CLAFG : les postes de Présidente, vice-présidente sont ouverts pour les personnes qui souhaitent nous rejoindre. Le comité est également ouvert à accueillir de nouveaux membres. Nous serons heureuses de vous donner de plus amples informations sur les différents postes. N’oublions pas : c’est chacun-e de nous qui fait la force du réseau !!

C’est sur ces mots que je prends congé de vous en tant que Présidente du CLAFG.

Salutations féministes!

Larissa Bambara
Présidente du CLAFG

EDITO DE SEPTEMBRE 2019

Les raisons privées des femmes

L’objet de cet édito m’a été inspiré à la suite d’une rencontre avec une jeune femme. Elle est tout à la fois unique en son genre et semblable à toutes les autres à son âge : jeune, talentueuse, pleine d’avenir et à la recherche d’une opportunité professionnelle. 

Cependant, même étant seule en Suisse car étrangère, elle ne souhaite pas explorer des pistes hors de Genève. Les raisons de cette restriction territoriale sont de l’ordre de sa vie privée ; elle me l’a confié le regard vers le bas, comme envahie d’un sentiment de honte mêlé d’insécurité. Elle a des raisons intimes la poussant à limiter ses opportunités professionnelles.

Du coup, je me suis dite en moi-même : « voici peut être une autre ! ». C’est ainsi que la réflexion sur les problèmes intimes des femmes a pris forme peur à peu à travers quelques questionnements.

Qu’est ce qui relève de la vie privée des femmes et qu’est ce qui n’en relève pas ? Ce que nous qualifions de vie privée est-il si privé que cela surtout lorsqu’il s’agit des facteurs limitant notre développement professionnel ?

Ma réflexion n’a nullement la prétention de réduire les raisons limitant l’engagement total des femmes dans la vie professionnelle à un seul fait. Néanmoins, me basant sur mon expérience de travail avec les femmes en Suisse et ailleurs, la vie privée généralement évoquée par les femmes sont en fait bien partagées à travers le monde avec une probabilité élevée d’appartenir au domaine des sentiments amoureux : le désir de concilier vie de couple et vie professionnelle. Vous serez d’avis avec moi que cette raison est (ou a été) bien partagée par beaucoup d’entre vous lectrices, et de ce fait ne saurait être considéré comme privé car n’étant pas spécifique à une seule personne. Pour ma part, j’y vois un phénomène assez collectif même si « chacune reste dans son coin ». Il pourrait être le résultat de la socialisation différenciée des sexes : d’une part, existe la pression sociale invisible qui voit d’un bon œil que la femme soit en couple à partir d’un certain âge qui coïncide généralement avec l’entrée dans la vie professionnelle ; d’autre part, le devoir de protection de son couple commande que le silence soit gardé sur toute question concernant sa relation avec l’autre. En la matière, qualifier cette sphère de la vie de privée constitue un frein à toute atteinte d’intrusion.

Cependant, quel est l’avantage de garder le silence sur « les raisons privées collectives ? ». S’il est évident qu’elles sont bien partagées par plusieurs concernées se situant à différents niveaux du processus, ne serait-il pas plus judicieux de les partager dans un sentiment de sororité ?

En effet, ne se situant pas au même niveau dans le développement de leur vie privée- collective, l’expérience de certaines pourrait en inspirer d’autres. Là encore, le but n’est pas d’imposer l’opinion des aînées aux plus jeunes, mais plutôt de permettre à ces dernières de faire des choix personnels éclairés, en ayant une perspective plus large. Elles pourront ainsi faire une meilleure planification de leur vie, avoir une capacité d’anticipation sur la résolution des problèmes, mieux appréhender les défis futurs pour parvenir à une vie professionnelle plus épanouie.

Pour terminer, je pense que les femmes ne devraient pas avoir honte de prendre une décision concernant leur propre vie. Seulement, tout comme les décisions importantes de la vie comme choix de la filière d’étude s’opère de manière éclairée et sur une réflexion suffisamment mûrie (entretien d’information avec les professionnels du domaine…), de même le choix de limiter sa carrière professionnelle pour des raisons amoureuses devrait faire l’objet d’une décision éclairée pour ne pas souffrir des conséquences néfastes plus tard.

Même si le phénomène privé-collectif des sentiments amoureux est bien partagé chez les femmes, la manière dont chacune souhaite concilier vie sentimentale et professionnelle reste très personnelle. Une décision éclairée et assumée permettra d’avoir un équilibre sain tout en minimisant les risques.

Larissa Bambara
Présidente du CLAFG

Merci à chaque bastion de l’égalité !

Merci à chaque bastion de l’égalité !

 

Le projet « Bastions de l’égalité »  a eu lieu. Je voudrais encore saisir l’opportunité de cette newsletter, la première qui paraît après l’événement pour remercier toutes les actrices et acteurs pour  avoir été un bastion de l’égalité durant tout le processus d’organisation et de réalisation de l’événement.

Je vous laisse dans les lignes qui suivent le discours que j’ai prononcé lors de la cérémonie d’ouverture le 15 juin 2019 au parc des Bastions.

Bonnes vacances à toutes et à tous !

 

Discours de la Présidente du CLAFG lors de la cérémonie d’ouverture du festival Bastions de l’égalité

 

Bonjour à toutes et tous,

Je voudrais commencer ma prise de parole en tant que Présidente du Centre de Liaison des Associations Féminines Genevoises (CLAFG) en vous souhaitant la bienvenue à un moment historique !!

Oui, ce moment est historique ! Et pour cause : nous assistons à la réalisation d’un rêve voulu par celles qui nous ont précédées dans le féminisme. Ce rêve a mis un long temps à se réaliser, mais aujourd’hui, il se concrétise !

La volonté d’agir à l’unisson des associations féminines et féministes à Genève date de bien longtemps.

  • Hélène Gaultier -Pictet , en 1937 y avait déjà pensé lorsqu’elle créait le CLAFG ! L’histoire lui a donné raison, car cette force a été consultée pour des prises de décision importantes;
  • En 2005, F information y a pensé : mais en ce moment-là, la volonté y était mais le moment ne semblait pas propice ;
  • Mais comme vous le savez sans doute très bien, les bonnes idées se fraient toujours un chemin ! C’est alors qu’en 2016, le CLAFG qui compte une soixantaine d’associations et dont le comité est également composé de représentantes de partis politiques, a jeté les bases pour un nouveau projet d’unité.

L’idée d’unité a fait son chemin, le vieil adage « l’union fait la force » a su convaincre.

Le comité de pilotage de ce projet a su compter sur des partenaires de taille comme le Canton de Genève, la Ville de Genève, l’Université de Genève.

C’est forte de cette conviction également que chacune des associations, parmi la soixantaine ici représentée, est sortie de sa zone de confort depuis maintenant 3 ans pour qu’ensemble nous cheminions jusqu’au parc des Bastions.

Je me permets, au nom de tout le Comité de  pilotage (COPIL) du projet « Bastions de l’Egalite », de remercier toutes celles et ceux qui ont rendu ces moments possibles, y compris les entités qui nous ont appuyé financièrement.

Avant de terminer mon propos, je voudrais partager avec vous ce que la créatrice du CLAFG, Hélène Gautier Pictet disait déjà en 1946 concernant le droit de vote des femmes : « pour les femmes, le droit de vote n’est pas un but, c’est un point de départ ».

Nous espérons que les 14 et 15 juin 2019, tant attendus, ne seront pas perçus uniquement comme l’aboutissement du projet « Bastions de l’égalité » mais aussi et surtout comme un point de départ.

Sur ce, je vous dis « À vos marques ! » et vous souhaite un très beau festival féministe !!

 

Larissa Bambara
Présidente CLAFG

Le « juin » de l’égalité est là !

Ça y est, c’est parti, le compte à rebours est entamé !!!!

Cela fait trois ans que nous attendions Bastions de l’égalité, cela fait un an que la grève des femmes se prépare !!

Le « juin » de l’égalité est enfin là ! D’abord avec la grève des femmes qui aura lieu toute la journée du 14 juin. À son agenda figurent plusieurs événements à des niveaux divers que vous pouvez consulter ici http://www.14juingeneve.ch/

S’il ne vous est pas possible d’y participer pour quelque raison que ce soit, devenez filleule et faites vous représenter par les marraines du 14 juin ! Ces marraines se sont organisées afin que toutes les femmes soient dans la rue le 14 juin. Vous pouvez vous faire représenter en vous inscrivant ici : https://www.eventbrite.ca/e/inscription-marraines-pour-le-14-juin-2019-61795355572

Au soir du 14 juin, après la grève des femmes s’en suivra le projet Bastions de l’égalité ! Venez communier à l’unité des associations féminines et féministes mobilisées pour l’occasion. C’est un moment historique ! La soixantaine d’associations qui seront présentes à l’événement les 14 et 15 juin au Parc des Bastions à Genève ont prévu un programmes d’activités récréatives et d’éducation pour tous les goûts: concert, food trucks, ateliers divers, jeux pour les enfants, consultations juridiques, animations diverses…

Les associations participantes seront réunies en espaces thématiques :

  • Egalité, genre et féminisme
  • Intersectionnalité
  • Culture, arts, médias
  • Violences
  • Famille, jeunesse, éducation et orientation
  • Travail, économie, formation et insertion professionnelle
  • Sexualités
  • Santé

Au-delà de l’événement festif, Le projet Bastions de l’égalité  vise à attirer l’attention du public sur les enjeux de l’égalité par l’occupation de l’espace.  Vous trouverez tout le programme sur https://www.bastions-egalite.ch/programme-2/

Afin que ces deux événements atteignent l’impact souhaité, le CLAFG vous invite à faire le pont entre ces deux moments en effectuant le déplacement au Parc des Bastions au soir du 14 et en participant aux activités du 15 juin.

Le CLAFG tiendra une animation sur les pionnières Genevoises en matière d’égalité et a besoin de volontaires pour l’occasion. Venez les faire découvrir au public !

Larissa Bambara
Présidente du CLAFG

Un an déjà !

Un an déjà !

Comme le temps passe vite ! Je peine à croire que cela fait déjà un an que vous m’avez accordé votre confiance comme présidente du CLAFG.

Une année pleine d’expériences vient de s’écouler pour la femme venue d’ailleurs que je suis. Le dépaysement considéré à priori comme un obstacle, n’a pas eu raison des compétences solides et transférables acquises ailleurs dans mon parcours professionnel. J’ai su également compté sur un comité fortement ancré dans les valeurs suisses pour m’épauler là où le besoin s’est fait sentir.

Personnellement, je me sens enrichie sur le plan professionnel, aussi bien que sur le plan personnel en ce mois de mai qui marque la mi-temps de mon mandat. J’ose croire que mes interventions ont également contribué de manière qualitative dans la dynamique globale du CLAFG.

Considérant les défis qui ont été nombreux, mon bilan personnel à mi-parcours me réjouis, même si je reconnais qu’il comporte des erreurs. Mais comme le dit si bien ce dicton : « seul-e celui ou celle qui ne fait rien ne risque pas de se tromper ». Je les relègue donc au rang des erreurs constructives car chacune d’elles a contribué, à sa façon, à la création une version nouvelle de ma personne.

C’est forte de cette conviction que je maintiens  mon engagement et vous invite à notre assemblée générale du 16 mai prochain, pour jeter ensemble les bases d’une collaboration nouvelle, plus dynamique et plus satisfaisante pour tous-es. En effet, je partage la pensée de Francis Blanchard qui dit que « face au monde qui change, il vaut mieux penser le changement que changer le pansement ».

 

Qu’en dites-vous ?

 

 

Larissa Bambara
Présidente du CLAFG

 

Le printemps est là !!

Le printemps est là !!

Le printemps rime-t-il avec beau temps ? Vous répondrez certainement par l’affirmatif. N’est -ce pas l’un des moments attendus de l’année ? Après un long hiver froid et sec, l’arrivée du  printemps est toujours accueillie avec beaucoup de soulagement et de joie. Le temps change, avec des jours plus longs ;  la nature sourit car c’est le temps de la floraison ; les arbres revêtent leur robe verte tandis que les montagnes, elles, perdent leur manteau blanc. Si vous êtes sensible à l’humour, permettez-moi de vous rappeler que même l’heure change ; C’est dire combien aucun détail n’est mis à l’écart dans cette dynamique positive.

Le printemps ou les printemps arabes, le printemps de Prague, le printemps des peuples : tous font référence à des changements positifs, à des améliorations.

Tout comme dans l’air du temps, tout porte à croire que c’est aussi le printemps au CLAFG ! Les membres du comité et moi sommes prêtes à donner une nouvelle orientation à cette structure octogénaire. Ce ne sera pas la grande première car le CLAFG doit sa longévité à la capacité d’adaptation dont elle a su faire preuve face à la dynamique du monde associatif genevois.

Le but ultime de ce changement est de s’adapter aux besoins changeant de tous ses membres, pour jouer pleinement son rôle de liaison dans le cadre actuel. L’essence de la structure qui est de rassembler et de créer des synergies dans le monde associatif féminin genevois demeurera la même. Le temps est favorable et la création de synergies d’actions, sans nul doute, apportera un plus dans la lutte pour l’égalité hommes-femmes à Genève et en Suisse.

Cependant, aucun printemps cité plus haut ne s’est installé sans l’implication de partenaires solides partageant une vision commune. C’est donc à juste raison que  le CLAFG compte sur chacune et chacun de vous pour soutenir cet effort qui vise à renforcer notre collaboration.

 

Larissa Bambara
Présidente du CLAFG

ÉGALITÉ, parlons-en …

ÉGALITÉ, parlons-en …

Le concept d’égalité n’a jamais été en vogue comme maintenant. Les inégalités sont réelles et cette situation devrait couvrir de honte les décideurs à différents niveaux car la société actuelle se considère l’une des plus évoluée de l’histoire de l’humanité.  A travail égal, salaire égal ! C’est naturellement juste, mais pratiquement difficile à atteindre sans efforts soutenus.

Les manifestations de tous genres, ainsi que les grands projets pour l’égalité sont bien fondés.

Cependant, l’égalité se résume t- elle en une loi ? à des signatures apposées sur un document ?

À mon sens l’égalité a un sens beaucoup plus large et se situe au-delà des formalité légales. Je la perçois d’abord comme une pratique, dont les différentes formalité administratives qui en découleraient seraient les fruits. En effet, un salaire égal sans un traitement comportemental égal pour les personnes qui le perçoivent ne saurait être perçu comme de l’égalité.

L’égalité est beaucoup plus profonde et ne saurait être comparée à un fruit mur,  prêt à être cueilli. Elle est plutôt un chemin à parcourir et pour lequel chaque geste, pensée nous y approche un peu plus. J’aime beaucoup cette réflexion sur le bonheur qui dit que lorsque une personne décide de cheminer vers le bonheur et que chemin faisant elle n’est pas heureuse, elle ne le sera pas non plus lorsqu’elle arrivera à destination. De même, lorsque dans notre cheminement collectif vers l’égalité des sexes et des personnes en général, la culture des pratiques égalitaires devrait être omniprésente, au point de s’imposer de manière naturelle, pour pouvoir se perpétuer aux générations futures. Ces pratiques quotidiennes sont le sous bassement durable pour les différents changements réclamés dans la sphère légale.

L’égalité au quotidien pourrait s’appeler respect, considération, écoute, magnanimité, empathie, honnêteté… avec nos différents collaborateurs et collaboratrices.

Je nous invite donc à cultiver des pratiques d’égalité au quotidien afin de pouvoir accueillir le fruit de la lutte collective que serait une changement de la loi. Ce serait en effet assez dommage que la législation nous serve de l’égalité sur un plateau d’or sans que nous ne sachions la vivre au quotidien.

Gardons donc à l’esprit que si nous ne trouvons pas le bonheur sur le chemin, nous ne le trouverons pas non plus à destination.

Larissa Bambara
Présidente du CLAFG

 

 

 

Vous faites la force du réseau !!!

Le CLAFG est sans doute la doyenne des associations des femmes genevoises. Depuis sa création en 1937, la sororité qui a été à la base de sa mise en place est toujours présente.

Quand bien même la forme d’intervention a évolué au fil du temps et des priorités contextuelles, le CLAFG reste un réseau pour les femmes. Comme notre devise l’indique,  nous sommes le « chœur des associations de femmes ». Et pour porter très haut l’écho de ce chœur, nous avons besoin de la voix de chacun de ses membres.

Je vous invite donc à faire du CLAFG, votre partenaire privilégié car son objectif est de mettre en avant ses membres. Pour ce faire, il met à disposition d’une part, ses pages internet et Facebook pour la publication de vos différents programmes ; d’autre part les locaux du CLAFG sont également disponibles pour l’utilisation de tous. Je nous invite donc à réunir nos forces pour tirer profit de ce réseau. Faites nous connaitre vos activités, nous les porterons au chœur de notre réseau !Utilisez les locaux du CLAFG, vous en avez le droit en tant que membre de cette grande famille! Participez à nos activités, nous porterons encore plus haut votre voix !

J’espère vous voir plus nombreux- ses à chaque évènement !

Larissa Bambara
Présidente du CLAFG

Bonne année 2019 et restons éveillées !

C’est le premier édito de l’année et c’est avec le cœur débordant de bons souhaits pour chacun et chacune de vous que je vous dis : Bonne année 2019 !! Que les désirs de vos cœurs trouvent réalisation au cours de cette année nouvelle. Qu’elle soit témoin de l’ouverture d’un chapitre nouveau pour les femmes, les filles, et toutes les personnes dont les droits sont bafoués d’une manière ou d’une autre.

L’année 2018 s’est refermée sur une note d’espoir et 2019 s’annonce très prometteuse en Suisse. Je me réjouis rien qu’en y pensant. Ma joie reste toutefois teintée d’une couleur sombre lorsque je jette un regard sur l’actualité internationale, plus précisément sur les questions touchant à l’égalité hommes- femmes : il ya des tentatives de rebrousser chemin, des tentatives d’en soustraire aux droits déjà acquis par les femmes, non sans peine, dans certains pays.

En Inde, nombreuses sont les femmes sorties pour réclamer leur droit d’entrée au temple Hindou d’Ayyappa. Après avoir gagné la bataille judiciaire pour ce droit d’entrée, elles doivent faire face à la pression masculine qui leur défend l’occupation de cet espace pourtant permis par la Cour Suprême.

En Espagne, plus proche de nous, un parti d’extrême droite prend en otage la loi sur les violences basées sur le genre qui protège les femmes pour arriver à des fins politiques. Il exige que la protection des femmes soit substituée par la protection de tous les membres de l’unité familiale car selon sa vision, les femmes ne sont pas plus victimes de violences que les hommes.

Quand bien même la distance réelle qui nous sépare de ces pays est grande, les pratiques en matière d’égalité hommes-femmes le sont moins. C’est donc à juste raison qu’il convient de garder une attitude d’éveil, sinon de veille face aux différents acquis ou revendications en cours dans le domaine de l’égalité hommes-femmes en Suisse. C’est aussi le moment de manifester cette solidarité féminine à ces femmes-là, chacune à sa façon, pour contribuer à une lutte commune, car je le rappelle : quoique ces événements malheureux semblent loin de nous de par la distance physique qui nous sépare de ces pays, ils restent très proches par les situations d’inégalité de genre vécues au quotidien. Un proverbe africain dit en effet  que « lorsque la case de ton voisin est en feu, apporte un seau d’eau pour l’aider à l’éteindre ».

 

Larissa Bambara
Présidente du CLAFG

Fin d’année sur une note d’espoir!

Voici le mois de décembre, le mois du bilan par excellence. Comme chaque fin d’année, cette pause de réflexion s’impose pour tirer les leçons apprises au cours de l’année qui s’achève et préserver les acquis.

Dans le domaine de la lutte en faveur de meilleures conditions pour les femmes, je puis me permettre d’affirmer qu’un niveau décisif dans la lutte pour l’égalité hommes- femmes a été atteint. Le regroupement de femmes au sein de deux grands projets prévus pour l’année 2019 : Les Bastions de l’égalité et la Grève Féministe ont été des moments marquants un mouvement en marche.  La mise en lumière de la relation existant entre développement durable et égalité hommes- femmes interpelle plus d’une conscience politique sur la nécessité d’avoir plus de femmes dans les organes politiques et de décision.

Dans la bataille pour l’égalité des salaires, une victoire a même été enregistrée.  Oui, une victoire !! aussi petite soit-elle, aussi mitigée soit-elle, reste une victoire quand même, car elle définit la frontière entre un « avant » et un « après ». Et dans la lutte pour l’égalité hommes- femmes, chaque étape compte car chaque étape change des vies et chaque vie compte.

L’année 2018 a également connu la naissance du projet de loi contre les violences sexistes. Ce projet de loi suivra son cours pour que désormais, les agresseurs puissent rendre des comptes aux victimes.  Les femmes revendiquent de plus en plus l’espace public car il est à tous ! les hommes se rangent de plus en plus du côté des femmes car la construction d’une société sans violences faites aux femmes passe aussi par l’engagement des hommes ! Une résolution pour 2 femmes au Conseil fédéral est signée sous l’égide de l’Alliance-F.

En résumé, les actions en faveur des femmes ont connu beaucoup de succès et de mobilisation, ce qui me porte à penser que le plus grand succès de cette année est le réveil et l’adhésion des femmes elles-mêmes aux causes qui les concernent. Les femmes sont bien parties pour se positionner car personne d’autre le fera à leur place. Cette année 2018 a gagné dans le rassemblement et dans l’unité des femmes.

À mon humble avis, les acquis de cette années 2018 peuvent ouvrir un chemin vers une société plus équitable pour tous. L’année 2019 pourrait être une année de concrétisation si la mobilisation féminine et féministe reste forte, unie et ferme.

Sur ces notes, je souhaite d’ores et déjà de très belles fêtes de fin d’année à toutes et tous !!

 

Larissa Bambara
Présidente du CLAFG