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Le printemps est là !!

Le printemps est là !!

Le printemps rime-t-il avec beau temps ? Vous répondrez certainement par l’affirmatif. N’est -ce pas l’un des moments attendus de l’année ? Après un long hiver froid et sec, l’arrivée du  printemps est toujours accueillie avec beaucoup de soulagement et de joie. Le temps change, avec des jours plus longs ;  la nature sourit car c’est le temps de la floraison ; les arbres revêtent leur robe verte tandis que les montagnes, elles, perdent leur manteau blanc. Si vous êtes sensible à l’humour, permettez-moi de vous rappeler que même l’heure change ; C’est dire combien aucun détail n’est mis à l’écart dans cette dynamique positive.

Le printemps ou les printemps arabes, le printemps de Prague, le printemps des peuples : tous font référence à des changements positifs, à des améliorations.

Tout comme dans l’air du temps, tout porte à croire que c’est aussi le printemps au CLAFG ! Les membres du comité et moi sommes prêtes à donner une nouvelle orientation à cette structure octogénaire. Ce ne sera pas la grande première car le CLAFG doit sa longévité à la capacité d’adaptation dont elle a su faire preuve face à la dynamique du monde associatif genevois.

Le but ultime de ce changement est de s’adapter aux besoins changeant de tous ses membres, pour jouer pleinement son rôle de liaison dans le cadre actuel. L’essence de la structure qui est de rassembler et de créer des synergies dans le monde associatif féminin genevois demeurera la même. Le temps est favorable et la création de synergies d’actions, sans nul doute, apportera un plus dans la lutte pour l’égalité hommes-femmes à Genève et en Suisse.

Cependant, aucun printemps cité plus haut ne s’est installé sans l’implication de partenaires solides partageant une vision commune. C’est donc à juste raison que  le CLAFG compte sur chacune et chacun de vous pour soutenir cet effort qui vise à renforcer notre collaboration.

 

Larissa Bambara
Présidente du CLAFG

ÉGALITÉ, parlons-en …

ÉGALITÉ, parlons-en …

Le concept d’égalité n’a jamais été en vogue comme maintenant. Les inégalités sont réelles et cette situation devrait couvrir de honte les décideurs à différents niveaux car la société actuelle se considère l’une des plus évoluée de l’histoire de l’humanité.  A travail égal, salaire égal ! C’est naturellement juste, mais pratiquement difficile à atteindre sans efforts soutenus.

Les manifestations de tous genres, ainsi que les grands projets pour l’égalité sont bien fondés.

Cependant, l’égalité se résume t- elle en une loi ? à des signatures apposées sur un document ?

À mon sens l’égalité a un sens beaucoup plus large et se situe au-delà des formalité légales. Je la perçois d’abord comme une pratique, dont les différentes formalité administratives qui en découleraient seraient les fruits. En effet, un salaire égal sans un traitement comportemental égal pour les personnes qui le perçoivent ne saurait être perçu comme de l’égalité.

L’égalité est beaucoup plus profonde et ne saurait être comparée à un fruit mur,  prêt à être cueilli. Elle est plutôt un chemin à parcourir et pour lequel chaque geste, pensée nous y approche un peu plus. J’aime beaucoup cette réflexion sur le bonheur qui dit que lorsque une personne décide de cheminer vers le bonheur et que chemin faisant elle n’est pas heureuse, elle ne le sera pas non plus lorsqu’elle arrivera à destination. De même, lorsque dans notre cheminement collectif vers l’égalité des sexes et des personnes en général, la culture des pratiques égalitaires devrait être omniprésente, au point de s’imposer de manière naturelle, pour pouvoir se perpétuer aux générations futures. Ces pratiques quotidiennes sont le sous bassement durable pour les différents changements réclamés dans la sphère légale.

L’égalité au quotidien pourrait s’appeler respect, considération, écoute, magnanimité, empathie, honnêteté… avec nos différents collaborateurs et collaboratrices.

Je nous invite donc à cultiver des pratiques d’égalité au quotidien afin de pouvoir accueillir le fruit de la lutte collective que serait une changement de la loi. Ce serait en effet assez dommage que la législation nous serve de l’égalité sur un plateau d’or sans que nous ne sachions la vivre au quotidien.

Gardons donc à l’esprit que si nous ne trouvons pas le bonheur sur le chemin, nous ne le trouverons pas non plus à destination.

Larissa Bambara
Présidente du CLAFG

 

 

 

Vous faites la force du réseau !!!

Le CLAFG est sans doute la doyenne des associations des femmes genevoises. Depuis sa création en 1937, la sororité qui a été à la base de sa mise en place est toujours présente.

Quand bien même la forme d’intervention a évolué au fil du temps et des priorités contextuelles, le CLAFG reste un réseau pour les femmes. Comme notre devise l’indique,  nous sommes le « chœur des associations de femmes ». Et pour porter très haut l’écho de ce chœur, nous avons besoin de la voix de chacun de ses membres.

Je vous invite donc à faire du CLAFG, votre partenaire privilégié car son objectif est de mettre en avant ses membres. Pour ce faire, il met à disposition d’une part, ses pages internet et Facebook pour la publication de vos différents programmes ; d’autre part les locaux du CLAFG sont également disponibles pour l’utilisation de tous. Je nous invite donc à réunir nos forces pour tirer profit de ce réseau. Faites nous connaitre vos activités, nous les porterons au chœur de notre réseau !Utilisez les locaux du CLAFG, vous en avez le droit en tant que membre de cette grande famille! Participez à nos activités, nous porterons encore plus haut votre voix !

J’espère vous voir plus nombreux- ses à chaque évènement !

Larissa Bambara
Présidente du CLAFG

Bonne année 2019 et restons éveillées !

C’est le premier édito de l’année et c’est avec le cœur débordant de bons souhaits pour chacun et chacune de vous que je vous dis : Bonne année 2019 !! Que les désirs de vos cœurs trouvent réalisation au cours de cette année nouvelle. Qu’elle soit témoin de l’ouverture d’un chapitre nouveau pour les femmes, les filles, et toutes les personnes dont les droits sont bafoués d’une manière ou d’une autre.

L’année 2018 s’est refermée sur une note d’espoir et 2019 s’annonce très prometteuse en Suisse. Je me réjouis rien qu’en y pensant. Ma joie reste toutefois teintée d’une couleur sombre lorsque je jette un regard sur l’actualité internationale, plus précisément sur les questions touchant à l’égalité hommes- femmes : il ya des tentatives de rebrousser chemin, des tentatives d’en soustraire aux droits déjà acquis par les femmes, non sans peine, dans certains pays.

En Inde, nombreuses sont les femmes sorties pour réclamer leur droit d’entrée au temple Hindou d’Ayyappa. Après avoir gagné la bataille judiciaire pour ce droit d’entrée, elles doivent faire face à la pression masculine qui leur défend l’occupation de cet espace pourtant permis par la Cour Suprême.

En Espagne, plus proche de nous, un parti d’extrême droite prend en otage la loi sur les violences basées sur le genre qui protège les femmes pour arriver à des fins politiques. Il exige que la protection des femmes soit substituée par la protection de tous les membres de l’unité familiale car selon sa vision, les femmes ne sont pas plus victimes de violences que les hommes.

Quand bien même la distance réelle qui nous sépare de ces pays est grande, les pratiques en matière d’égalité hommes-femmes le sont moins. C’est donc à juste raison qu’il convient de garder une attitude d’éveil, sinon de veille face aux différents acquis ou revendications en cours dans le domaine de l’égalité hommes-femmes en Suisse. C’est aussi le moment de manifester cette solidarité féminine à ces femmes-là, chacune à sa façon, pour contribuer à une lutte commune, car je le rappelle : quoique ces événements malheureux semblent loin de nous de par la distance physique qui nous sépare de ces pays, ils restent très proches par les situations d’inégalité de genre vécues au quotidien. Un proverbe africain dit en effet  que « lorsque la case de ton voisin est en feu, apporte un seau d’eau pour l’aider à l’éteindre ».

 

Larissa Bambara
Présidente du CLAFG

Fin d’année sur une note d’espoir!

Voici le mois de décembre, le mois du bilan par excellence. Comme chaque fin d’année, cette pause de réflexion s’impose pour tirer les leçons apprises au cours de l’année qui s’achève et préserver les acquis.

Dans le domaine de la lutte en faveur de meilleures conditions pour les femmes, je puis me permettre d’affirmer qu’un niveau décisif dans la lutte pour l’égalité hommes- femmes a été atteint. Le regroupement de femmes au sein de deux grands projets prévus pour l’année 2019 : Les Bastions de l’égalité et la Grève Féministe ont été des moments marquants un mouvement en marche.  La mise en lumière de la relation existant entre développement durable et égalité hommes- femmes interpelle plus d’une conscience politique sur la nécessité d’avoir plus de femmes dans les organes politiques et de décision.

Dans la bataille pour l’égalité des salaires, une victoire a même été enregistrée.  Oui, une victoire !! aussi petite soit-elle, aussi mitigée soit-elle, reste une victoire quand même, car elle définit la frontière entre un « avant » et un « après ». Et dans la lutte pour l’égalité hommes- femmes, chaque étape compte car chaque étape change des vies et chaque vie compte.

L’année 2018 a également connu la naissance du projet de loi contre les violences sexistes. Ce projet de loi suivra son cours pour que désormais, les agresseurs puissent rendre des comptes aux victimes.  Les femmes revendiquent de plus en plus l’espace public car il est à tous ! les hommes se rangent de plus en plus du côté des femmes car la construction d’une société sans violences faites aux femmes passe aussi par l’engagement des hommes ! Une résolution pour 2 femmes au Conseil fédéral est signée sous l’égide de l’Alliance-F.

En résumé, les actions en faveur des femmes ont connu beaucoup de succès et de mobilisation, ce qui me porte à penser que le plus grand succès de cette année est le réveil et l’adhésion des femmes elles-mêmes aux causes qui les concernent. Les femmes sont bien parties pour se positionner car personne d’autre le fera à leur place. Cette année 2018 a gagné dans le rassemblement et dans l’unité des femmes.

À mon humble avis, les acquis de cette années 2018 peuvent ouvrir un chemin vers une société plus équitable pour tous. L’année 2019 pourrait être une année de concrétisation si la mobilisation féminine et féministe reste forte, unie et ferme.

Sur ces notes, je souhaite d’ores et déjà de très belles fêtes de fin d’année à toutes et tous !!

 

Larissa Bambara
Présidente du CLAFG

Femmes rurales, femmes du monde

Larissa Bambara
Présidente du CLAFG