Bonne année 2019 et restons éveillées !

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C’est le premier édito de l’année et c’est avec le cœur débordant de bons souhaits pour chacun et chacune de vous que je vous dis : Bonne année 2019 !! Que les désirs de vos cœurs trouvent réalisation au cours de cette année nouvelle. Qu’elle soit témoin de l’ouverture d’un chapitre nouveau pour les femmes, les filles, et toutes les personnes dont les droits sont bafoués d’une manière ou d’une autre.

L’année 2018 s’est refermée sur une note d’espoir et 2019 s’annonce très prometteuse en Suisse. Je me réjouis rien qu’en y pensant. Ma joie reste toutefois teintée d’une couleur sombre lorsque je jette un regard sur l’actualité internationale, plus précisément sur les questions touchant à l’égalité hommes- femmes : il ya des tentatives de rebrousser chemin, des tentatives d’en soustraire aux droits déjà acquis par les femmes, non sans peine, dans certains pays.

En Inde, nombreuses sont les femmes sorties pour réclamer leur droit d’entrée au temple Hindou d’Ayyappa. Après avoir gagné la bataille judiciaire pour ce droit d’entrée, elles doivent faire face à la pression masculine qui leur défend l’occupation de cet espace pourtant permis par la Cour Suprême.

En Espagne, plus proche de nous, un parti d’extrême droite prend en otage la loi sur les violences basées sur le genre qui protège les femmes pour arriver à des fins politiques. Il exige que la protection des femmes soit substituée par la protection de tous les membres de l’unité familiale car selon sa vision, les femmes ne sont pas plus victimes de violences que les hommes.

Quand bien même la distance réelle qui nous sépare de ces pays est grande, les pratiques en matière d’égalité hommes-femmes le sont moins. C’est donc à juste raison qu’il convient de garder une attitude d’éveil, sinon de veille face aux différents acquis ou revendications en cours dans le domaine de l’égalité hommes-femmes en Suisse. C’est aussi le moment de manifester cette solidarité féminine à ces femmes-là, chacune à sa façon, pour contribuer à une lutte commune, car je le rappelle : quoique ces événements malheureux semblent loin de nous de par la distance physique qui nous sépare de ces pays, ils restent très proches par les situations d’inégalité de genre vécues au quotidien. Un proverbe africain dit en effet  que « lorsque la case de ton voisin est en feu, apporte un seau d’eau pour l’aider à l’éteindre ».

 

Larissa Bambara
Présidente du CLAFG