Pour plus d’informations : http://genevefemmespourlapaix.blogspirit.com/
Non content d’occuper depuis plus de quarante ans des territoires envahis au grand dam de l’ONU et qu’il avait été sommé de restituer à de maintes reprises, Israël ne cesse de grignoter en Cisjordanie et à Jérusalem-Est des parcelles palestiniennes pour y installer des colons. Les ONG qui défendent les droits humains sont victimes d’une campagne de dénigrement de la part de l’extrême-droite qui n’a pas accepté les conclusions du rapport Goldstone à propos de l’attaque de Gaza en janvier 2009 (La Vie, 11 février). Les pacifistes, malgré leurs efforts, sont désespérés, à l’instar de l’Israélienne que nous avons reçue fin novembre, Molly Malekar, présidente de Bat Shalom.(extrait du billet de Christiane Piffaretti).
En Iran, rien ne va plus non plus depuis l’élection très contestée d’Ahmadinejad. Des opposants sont emprisonnés, certains pendus, d’autres en passe de l’être. Shirin Ebadi, prix Nobel de la Paix a lancé un appel à la communauté internationale pour qu’elle aide "à éteindre l’incendie." "Si le régime s’obstine à ne pas écouter le peuple, un bain de sang est inévitable."(voir son interview par Carole Vann dans Le Courrier du 15 février), les femmes et les enfants de ceux qui avaient été massacrés en 1988, sur ordre de Khomeiny, n’ont cessé depuis d’être espionnés, persécutés et parfois emprisonnés. Même le collectif des Mères pour la Paix n’échappe pas à cette surveillance. A la mi-février, le Conseil des droits de l’homme s’est réuni à Genève. Autant dire que l’Iran n’est pas sorti blanchi de cette confrontation. Néanmoins, sa délégation a demandé, non sans cynisme, à devenir l’un des 47 membres du Conseil en juin prochain.( extrait du billet de Christiane Piffaretti).
Nouvelles des "Femmes Pour la Paix"de Genève
Dans le cadre d’une réunion préparatoire à Genève de la Commission de la conduite de la femme de l’ONU, nous avons représenté IPM et insisté pour que les femmes s’intéressent aux budgets et activités militaires et examinent leur incidence sur le développement économique et sur l’environnement. (extrait écrit par Odile Gordon-Lenox)
Le joueur, un criminel de guerre virtuel. Droits humains et droit humanitaire
Les jeux vidéo sont partout et la plupart ont pour thème poursuites, combats, attaques, meurtres et violence. Trial et Pro Juventus se sont penchés sur ces jeux violents et ont publié un document sur les crimes qui s’y commettent. Un groupe de spécialistes, en observant des joueurs, a noté les types de crimes de guerre( prise d’otages, exécutions sommaires, massacre de civils...) et les violations des droits humains (torture, détention arbitraire...). Ils ont publié un rapport en anglais. Leur but n’est pas d’interdire les jeux mais de sensibiliser les éditeurs, les parents, les éducateurs et les médias et d’envisager le dialogue avec les producteurs et les distributeurs. Peut-être les jeux pourraient-ils prendre en considération ces actes répréhensibles et mener le joueur devant un tribunal qui expliquerait que la fin ne justifie pas les moyens et infligerait des sentences ? Peut-être un éditeur relèvera-t-il ce défi ? Pour en savoir plus, voir www.trial-ch.org/jeuxvideos. (extrait écrit par Odile Gordon-Lenox)
Toujours les armes. Genève finance un "Digger" pour déminer le Sud-Soudan.
Une bonne nouvelle : la Fondation Digger, qui fabrique des engins pour le déminage obtient reconnaissance et soutien. La Ville de Genève a financé une des machines qui est prévue pour aller déminer au Sud-Soudan. Une autre est partie pour la Bosnie-Herzégovine, financée avec l’aide de la Croix-Rouge, par des écoliers autrichiens qui ont donné chacun l’équivalent d’une boisson gazeuse ! Un engin est prévu pour le déminage au Bénin.
Les bombes à sous-munitions. Le traité d’Oslo entrera bientôt en vigueur. Il interdit l’utilisation, la production et le transfert de ces bombes qui se transforment trop souvent en mines anti-personnel. Ce traité, signé peu après son adoption par la Suisse, a reçu les 30 ratifications d’Etats et il entrera en vigueur le 1er août prochain. Bonne nouvelle : la Suisse a détruit la majeure partie de ses stocks. Mais elle a gardé les bombes lourdes équipées d’un système d’autodestruction et d’un mécanisme d’auto-désactivation. Peut-on faire confiance à ces techniques ? Ce n’est pas l’avis des ONG spécialisées.
Plus grave encore. Un rapport présenté par Handicap International documente les investissements internationaux dans ces bombes. Et l’on trouve en bonne place UBS pour 465 millions, et Crédit Suisse pour 437. D’autres sociétés suisses ont sans doute investi dans cette branche. Business avant tout ! Si seulement ces banques choisissaient de soutenir Digger, mais le déminage humanitaire ne paie pas tandis que la fabrication d’armes ! Mais il y a un signe positif : le Conseil des Etats a accepté une motion interdisant tout investissement dans la production de ces bombes.(extrait écrit par Odile Gordon-Lenox)