Sororité

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CLAFG: Lieu d’échanges de savoir-faire

Quand le « savoir-faire » s’inspire du « savoir-être » alors nous sommes dans une échange donnant-donnant ou autrement dit « gagnant-e—gagnant- e».

L’inspiration mutuelle née du regard que l’on porte sur l’autre.

Avec quelles « lunettes » nous décidons de voir « l’autre » qui est différent-e de nous?

Est-ce que nous choisissons de voir les facteurs protecteurs chez l’autre ou ses facteurs de vulnérabilité?

La construction de sororité au sein de notre communauté a beaucoup à avoir avec le type de regard que l’on porte sur l’autre.

Le regard peut-être inclusif ou par contre, nourrir des aspects d’exclusion.

Regards

Porter les « lunettes » à partir de la perspective féministe n’est pas suffisant pour se construire en sororité. Un travail subtil, de dévouement, de réflexion approfondie et d’empathie est nécessaire pour tisser des liens individuels et communautaires solides.

Il est nécessaire de comprendre les différences entre nous, d’accepter nos subtilités, afin d’aller vers ce qui nous réunit.

Valoriser ce qui nous réunit, tout en gardant et respectant notre spécificité est également un exercice de citoyenneté.

Les échanges se doivent être une pratique dans laquelle se rassemblent nos actions inspirées de nos spécificités, pour répondre à un bien commun.

Reconnaître nos spécificités, les accepter pour ensuite les dépasser afin de nous retrouver dans des visions communes.

Les défis du paradoxe

Voilà tout un défi qui n’est pas étranger aux paradoxes! Et cela nécessite un entrainement permettant d’inclure le

paradoxe dans nos réflexions pour le dépasser ensuite et  ainsi s’inspirer des voies nouvelles qu’il propose.

Promouvoir des échanges qui aillent dans les « deux sens », pour que chaque partie sorte grandie par l’expérience, d’un côté par ce qu’elle a reçu, et d’un autre côté par ce qu’elle a donné.

Le grand défi est celui de construire une sororité sans qu’un groupe hégémonique prenne la place la plus importante.

Celles qui ont de la « peine » à exprimer leurs voix, doivent être inspirées par d’autres pour que leurs « voix » retrouvent le ton ferme, assuré, de confiance et de leadership.

Nous sommes au CLAFG car nous croyons à cette symphonie commune du choeur des femmes.

Quand « savoir-être » inspire le « savoir-faire », alors nous sommes tous / toutes gagnant-e- s!

Stéphanie Metzger del Campo

Présidente CLAFG