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Biennale du genre

 

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ELLE ÉTAIT UNE FOIS …
« Deux ans après le succès de la Quinzaine de l’égalité, la Biennale du genre relève le défi de réunir une nouvelle fois acteurs et actrices du monde associatif, de la culture et le grand public.
Les organisations partenaires ont élaboré le contenu de cette biennale en se basant sur des inquiétudes et des réflexions sur la prégnance des violences de genre dans la société et ont souhaité continuer à utiliser l’art comme outil de médiation pour redessiner les contours d’une société plus progressiste et respectueuse.
Cette édition se consacre ainsi à la prévention et 
au questionnement des violences sexuelles et sexistes.
Au programme: des spectacles, des conférences et des tables rondes pour un large public ainsi que des ateliers/formations à l’intention des professionnel-le-s et du public scolaire.
Cette biennale devrait permettre à chacune et chacun de trouver matière à nourrir sa réflexion.
Cette manifestation est un projet du Bureau de
la promotion de l’égalité entre femmes et hommes et de prévention des violences domestiques-BPEV (République et canton de Genève), du Service égalité de l’Université de Genève, de la Commission égalité de l’enseignement secondaire II (DIP) et du Théâtre du Grütli. »

 

Le CLAFG soutient vivement cette manifestation et vous invite à vous rendre sur leur site pour consulter le programme complet.

Education

Education: outil d’émancipation

L’éducation nous donne un accès vers le savoir – savoir qui se transforme en connaissance grâce à une curiosité intégrale sur la vision du monde.

Les paradigmes évoluent et les dogmes se dépassent grâce à l’éducation.

Avoir accès à l’éducation n’est pas un acquis pour des millions de femmes sur notre planète.

Or, l’éducation comme outil d’émancipation est une nécessité pour chacune des femmes qui peuple cette terre.
Défendre le droit à l’éducation est un noble et légitime combat pour la cause des femmes.

Une fille à l’école, qui ose choisir sa filière au-delà des stéréotypes attendus, sera plus tard une femme émancipée et active dans la vie citoyenne.

 

Valeurs de l’étude

L’étude requiert de la persévérance, de la patience, de la rigueur, de l’innovation, de la créativité et surtout de beaucoup de courage. Cultivons ces valeurs en leur donnant une place tant dans l’espace formel qu’informel.
L’éducation est un processus qui s’accomplit en plusieurs étapes.

Soyons facilitatrices de ces étapes en donnant à nos jeunes les outils nécessaires pour construire leurs bases de connaissances à partir desquelles elles pourront bâtir la cité de demain.

Les générations futures connaissantes seront à leur tour transmetteurs de « savoir-faire » et de « savoir-être » pour celles qui les succéderont.
L’éducation comme outil « d’empowerement » cultive le « pouvoir-du-dedans » comme dirait Starhawk et ceci est un grand pilier de résilience puisqu’elle agit comme facteur de protection.

Etudier n’a pas d’âge

A tout âge une femme peut étudier. Même de façon autodidacte elle peut s’intéresser vivement à la connaissance sur certains sujets et être une passionnée de l’étude.

Etudier est également une discipline qui amène un rempart aux souffrances.

L’étude comme pratique existentielle est porteuse d’une attitude de compromis avec la vie.

Prix d’Excellence

Education pour toutes, telle est la devise de l’Association Genevoise de Femmes Diplômées des Universités qui promeut l’éducation des femmes ainsi que leur statut professionnel.

Fidèle à sa tradition, l’AGFDU a organisé l’édition 2016 de son Prix d’Excellence. Ce prix est attribué à un projet de thèse prometteur et cette année le Jury a choisi sa lauréate en la personne de Line Probst du Département des Sciences de la terre de la Faculté des Sciences de l’Université de Genève, pour son travail ayant pour titre « L’Architecture des Réservoirs Magmatiques », développé sous la supervision du Professeur Luca Caricchi de la Faculté des Sciences.
Nos sincères félicitations,

Stéphanie Metzger del Campo

Présidente CLAFG

Réflexion-action

La singularité dans le collectif

Le processus de réflexion-action est essentiel pour agir de manière résiliente au sein d’une société.

Les actions précédées par un temps de réflexion peuvent s’ancrer dans une communauté, sans faire omission des spécificités et des minorités.

Tenir compte du collectif sans omettre la spécificité qui vit en lui, est une manière  de respecter la diversité sous toutes ses formes d’expression.

La réflexion-action est une démarche méthodologique qui permet de reconnaître les échanges entre la réflexion et l’action dans tout processus d’intervention communautaire.

La réflexion qui se nourrit de l’action devient une réflexion qui est plus proche de pouvoir assumer et dépasser des paradoxes, qui se présentent maintes fois sur le terrain.

Outil de promotion de résilience

De la même manière, une action qui est nourrie par la réflexion, sera une action qui pourra tenir compte de variables spécifiques, que seule l’action ne verrait pas, puisqu’elle se contenterait uniquement d’agir de manière réactive sur une majorité, perdant de vue ce qui est singulier et qui mérite une réflexion profonde.

Quand réflexion et action se passent simultanément et les échanges entre elles vont dans les deux sens, c’est-à-dire qu’elles sont réciproques, on peut dire alors qu’il s’agit d’un processus qui est capable de tenir compte des paradoxes qui se présentent, et dans ce sens, elles se transforment en  outil de promotion de résilience.

Dans ce sens, la démarche méthodologique de réflexion-action se transforme également en outil de promotion du « pouvoir-du-dedans » ( évoqué dans l’édito de juillet 2016) d’une société.

Le travail de terrain qui se déroule en même temps que la réflexion concerne plusieurs acteurs de la vie citoyenne.

Institutions du secteur privé, public, associatif, ONG, international, se donnent la main pour agir de manière coordonnée afin de répondre aux besoins communautaires de tout un chacun, dans l’idéal.

Identités féminines et communautaires

Ce travail de réflexion-action est un processus qui construit des « identités communautaires ». Ces identités communautaires ne sont pas étrangères aux identités individuelles qui se développent au sein d’une communauté.

Les identités féminines, multiples et variées, font également écho à ce processus. Au même titre que Simone de Beauvoir qui avait énoncé:  » On ne naît pas femme, on le devient », les identités communautaires doivent être reconnues comme faisant partie de ce processus de construction.

La démarche de réflexion-action n’échappe pas à ce processus, et plus encore, il influence positivement cette construction identitaire communautaire, nécessaire à la résilience communautaire.

Pour toute programmation, planification, mise en œuvre et évaluation de projet, la démarche de réflexion-action est essentielle.

La valeur d’une société se mesure également à sa capacité de réflexion-action.

Nos associations et membres individuelles, s’adonnent certainement avec professionnalisme à cette tâche précieuse.

Encourageons-les!

Stéphanie Metzger del Campo

Présidente, CLAFG