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8 mars: Journée Internationale des droits des femmes

Dignité des femmes

Défendre la dignité des femmes passe en premier lieu par le respect de leurs droits humains.

Des droits humains de femmes sont constamment bafoués aux 4 coins de la planète.

Pyramide de Maslow

Selon la pyramide de Maslow ( classification hiérarchique des besoins humains ), le consommateur passe à un besoin d’ordre supérieur quand le besoin de niveau immédiatement inférieur est satisfait.

Des milliers de femmes de différents pays vivent encore sous le seuil de la pauvreté et n’accèdent pas à un niveau de vie suffisant pour satisfaire leurs besoins physiologiques, de sécurité, d’amour et appartenance, d’estime de soi et d’accomplissement.

La pyramide de Maslow est bien étroite pour des millions de femmes.

En n’accédant pas aux différents niveaux que propose la pyramide de Maslow, elles n’accèdent pas à un vie digne.

Agir et travailler dans la promotion des droits des femmes implique également tenir compte de cette pyramide afin d’y travailler les différents piliers qui y sont représentés.

Protagonistes de la transformation

La famine, l’illettrisme, le manque d’accès à l’éducation, les violations sont autant de fléaux qui contraignent la vie des femmes.

L’éducation des femmes est un pilier essentiel pour qu’elles deviennent protagonistes de leur propre histoire et autonomes dans leurs choix de vie.

Les protagonistes de la transformation des paradigmes sociaux sont les femmes.

Ce sont elles, qui à partir de leurs divers champs d’action et d’intérêts agissent constamment afin de mettre en lumière les droits des femmes et de veiller à ce qu’ils soient respectés.

Prise de conscience

Le 8 mars est là pour manifester une prise de conscience collective et individuelle au sein de la société, sur la priorité des agendas féministes et féminins: égalité de genre, droits humains, respect, diversité et inclusion.

La liste est longue et vaste. Les différents domaines que nous touchons en tant que femmes travaillant pour l’égalité des genres, nous renvoient à l’importance et responsabilité de travailler de manière transversale et transdisciplinaire.

Un dépassement de paradigmes est nécessaire pour dépasser les binarités qui sont avant tout ancrées dans les pensées, afin de co-construire ensemble une sororité égalitaire, respectueuse des droits humains des femmes autant que celle des hommes, des communautés LGBTQI, les enfants, et les vieillards, et dans laquelle la solidarité sera une réalité.

Plaine d’Egalité est une démarche allant dans ce sens!

Pour un 8 mars inclusif, transdisciplinaire et solidaire,

Avec nos meilleures pensées féministes,

Stéphanie Metzger del Campo

Présidente CLAFG

Evénements 2017

Le CLAFG fêtera ses 80 ans cette année

Une soirée de commémoration sera organisée en octobre 2017 afin de célébrer cet anniversaire.

Des femmes pionnières sont à l’origine de l’histoire du CLAFG et grâces à elles, cette association a vu le jour.

Différentes présidentes ont succédé depuis et avec elles, diverses réussites et succès ont été accomplis dans les sphères sociale et politique de notre Cité.

Cette commémoration sera un évènement marquant dans l’agenda du CLAFG de cette année.

 

Soirée littéraire

Par ailleurs et toujours pour rendre grâce à l’esprit féministe et féminin de nos femmes citoyennes, une conférence sur Alice Rivaz sera donnée par Valérie Cossy, qui est aujourd’hui professeure associée en études genre à la Faculté de Lettres de l’Université de Lausanne et auteure de « Alice Rivaz, devenir romancière ».

Alice Rivaz a été une figure marquante de la littérature romande et la première femme à recevoir le prix Ramuz pour l’ensemble de son oeuvre.

Cette conférence aura lieu le jeudi 9 février à 18.30 h dans les locaux du CLAFG.

 

Soirées de réseautage

Les soirées de réseautage entre les associations féministes et féminines membres du CLAFG  auront lieu également cette année, en juin et en novembre.

Celle qui a eu lieu en novembre 2016 a été un franc succès et nous a inspirée pour organiser les suivantes de cette année.

 

Des tables rondes

Une table ronde sur la thématique de la « Confiance en soi » sera tenue lors de la soirée de réseautage qui aura lieu en juin de cette année.
Des coachs, membres actives du CLAFG, préparent avec beaucoup d’enthousiasme cette table ronde afin de mettre à disposition du réseau féministe et féminin des outils et des pistes de réflexion et d’empowerement au féminin.
Une autre table ronde regroupant des femmes cadres du monde de l’entreprise et des femmes du monde politique se prépare doucement afin de promouvoir les échanges autour du pouvoir au féminin.

 

… Et la « Plaine d’Egalité »

Sans oublier bien sûr, la première séance pour l’organisation de la « Plaine d’Egalité » qui se déroulera le lundi 20 février à Uni Mail ( Salle MR160 ) et que nous sommes ravies de co-construire avec vous.
Si vous avez des idées ou êtes porteuses d’initiatives n’hésitez pas à nous les partager.
En vous souhaitant bon vent pour 2017,

Stéphanie Metzger del Campo

Présidente CLAFG

Tous nos voeux!

L’année 2017 nous reçoit avec un livre ouvert de 365 pages blanches.

Ecrivons sur ces pages blanches à plusieurs, de façon à ce que chacune ait sa trace dans cette quête féminine et féministe.

Utilisons ces pages blanches pour approfondir nos acquis.

Que les histoires de nous associations fleurissent et que nos engagements s’inspirent mutuellement.

Que les incertitudes se transforment progressivement en certitudes et que d’autres questionnements voient le jour, afin de questionner nos présupposés.

Que la persévérance arrose nos actions et que le courage soit notre compagnon fidèle.

Que la solidarité soit présente dans le plus petit geste.

Que l’étude nous accompagne et qu’elle nous inspire dans la découverte.

Que l’insignifiant retrouve sa valeur et que ce qui est signifiant garde son humilité.

Que la joie célèbre notre condition féminine et que la grâce nous accueille dans notre Etre.

Pour toutes ces belles raisons, je vous souhaite une excellente année 2017 !

Nous nous réjouissons de cheminer ensemble sur cette voie avec vous!

Stéphanie Metzger del Campo

Présidente CLAFG

Période des bilans

La fin de l’année approche et avec elle, la période des bilans.

Qui dit « bilan » dit « mettre sur la balance » afin de mesurer les différents défis auxquels nous avons fait face pendant l’année qui s’écoule.

Comment mesurons-nous les défis?

Par leur degré de difficulté? Par leur degré de pertinence vis-à-vis du moment où ils se présentent? Par le degré d’apprentissage qu’ils nous font bénéficier?

Quoi qu’il en soit, il existe des multiples façons de mesurer nos défis. A chacune et chacun la sienne.

En tout cas, les défis se manifestent toujours dans un contexte, qu’il est important de considérer, à mon avis, lors d’un bilan.

Vue d’ensemble

Pour faire honneur à notre ami Einstein, la relativité est, à mon sens, un bon recours pour rendre fluide l’apprentissage qui nous est révélé par un défi en particulier.

Relativiser nous permet aussi de dépasser des réponses binaires à des questionnements qui se veulent largement complexes, en faisant appel aux présupposés d’Edgar Morin.

Ceci revêt d’une importance inouïe , puisque nos associations féminines et féministes sont bien de fois confrontées à des défis complexes, pour lesquels, les réponses binaires et dichotomiques seraient réductionnistes et peu inspirantes.

De quoi développer donc des stratégies inclusives qui s’inspirent du dépassement de la dichotomie par la pensée complexe, comme l’entend Edgar Morin.

Soirée cocktail de réseautage

Le 28 novembre le CLAFG a invité toutes ses membres, individuelles et associatives, à se rencontrer autour d’un cocktail de réseautage.

La soirée fut un franc succès.

Des femmes de divers horizons se sont rencontrées, faisant appel à la synergie et à la complémentarité.

Nous sommes en recherche et cette quête s’inscrit dans chacune des activités que présentent les membres associatives et individuelles.

En nous associant nous pouvons dépasser plus facilement les « contrées dichotomiques », dans la recherche d’égalité afin de soutenir la cause féministe et féminine.

Je vous souhaite dans cette période de bilan, un esprit bienveillant et accueillant de « ce qui est toujours neuf » à l’intérieur de vous en faisant appel à tous les facteurs protecteurs de résilience, à savoir: l’estime de soi, la solidarité, la créativité, les valeurs, la pensée critique, l’humour, entre autres.

L’équipe du CLAFG et moi-même vous souhaitons d’ excellentes fêtes de fin d’année ainsi qu’une année 2017 radieuse, prospère et riche en synergies communes.

Avec mes meilleurs vœux,

Stéphanie Metzger del Campo,

Présidente CLAFG

Plaine d’Egalité

Plaine d’Egalité

Le CLAFG convoque aux associations féministes et féminines qui oeuvrent en faveur de l’égalité, pour participer le 14 juin 2018 à la « Plaine d’Egalité » :  évènement multiculturel et festif sur la Plaine de Plainpalais.

Nous élargissons cette convocation à toutes autres associations qui œuvrent pour les minorités et qui sont intéressées à intégrer les enjeux de genre en participant à cet évènement.

 

Un peu d’histoire

En 2005, l’association F-Information ainsi que d’autres associations féministes et féminines avaient élaboré ce projet qui s’appelait à l’époque « Foire des associations ». Ce projet n’a pas eu de suite, dû à une conjoncture qui n’était pas favorable pour le financement.

Aujourd’hui nous reprenons le projet avec de nouvelles forces, tout en espérant motiver le réseau associatif genevois œuvrant pour l’égalité, à y participer.

 

Processus de réflexion-action

Le processus de construction en amont du projet est très important, de même que l’évènement en soi, et le projet à posteriori.

Celles-ci sont quelques unes des questions qui valoriseront toute la démarche de réflexion-action du projet « Plaine d’Egalité » :

– Qu’est ce que le projet amène dans le processus de construction en amont?

– Qu’est ce que le projet amène pendant l’évènement?

– Qu’est ce que le projet amène à posteriori?

 

Hommage

La date choisie du 14 juin répond à ce souhait de rendre hommage aux femmes qui nous ont précédées, qui ont lutté pour l’égalité et qui se sont exprimées au moyen d’une grève, dans le canton de Neuchâtel, en 1991.

 

Objectifs

Les objectifs de la « Plaine d’Egalité » sont les suivants:

– Rendre visible le réseau actif dans les enjeux d’égalité.

– Information et sensibilisation sur les spécificités qu’offre chaque association œuvrant pour l’égalité.

– Création de synergies pour renforcer le réseau associatif.

– Promouvoir l’empowerement féministe et féminin.

 

Aspects pratiques

Un comité de pilotage est nécessaire ainsi qu’une chargée de projet.

A ce jour le comité de pilotage est composé de Geneviève Bordry ( F-Information ), Leïla El Bachiri ( Université de Genève ), et moi-même, représentant le CLAFG.

Nous vous invitons à nous contacter si vous êtes intéressées à co-construire ce projet avec nous, en nous indiquant si vous êtes intéressé-e-s à participer au comité de pilotage, ou si vous êtes intéressé-e-s à participer à la « Plaine d’Egalité » , sans vous investir dans le comité de pilotage. Les deux façons de s’investir sont possibles.

A ce jour, nous avons déjà reçu quelques réponses d’associations voulant participer au projet et/ou au comité de pilotage.

Une date de réunion pour début 2017 vous sera communiquée en temps voulu.  L’objectif de cette réunion sera de composer le comité de pilotage et de définir un calendrier d’action.

Nous vous remercions d’avance et nous espérons compter sur votre soutien.

Nous nous réjouissons de co-construire « Plaine d’Egalité » avec vous,

Avec mes meilleures salutations,

 

Stéphanie Metzger del Campo

Présidente CLAFG

Education

Education: outil d’émancipation

L’éducation nous donne un accès vers le savoir – savoir qui se transforme en connaissance grâce à une curiosité intégrale sur la vision du monde.

Les paradigmes évoluent et les dogmes se dépassent grâce à l’éducation.

Avoir accès à l’éducation n’est pas un acquis pour des millions de femmes sur notre planète.

Or, l’éducation comme outil d’émancipation est une nécessité pour chacune des femmes qui peuple cette terre.
Défendre le droit à l’éducation est un noble et légitime combat pour la cause des femmes.

Une fille à l’école, qui ose choisir sa filière au-delà des stéréotypes attendus, sera plus tard une femme émancipée et active dans la vie citoyenne.

 

Valeurs de l’étude

L’étude requiert de la persévérance, de la patience, de la rigueur, de l’innovation, de la créativité et surtout de beaucoup de courage. Cultivons ces valeurs en leur donnant une place tant dans l’espace formel qu’informel.
L’éducation est un processus qui s’accomplit en plusieurs étapes.

Soyons facilitatrices de ces étapes en donnant à nos jeunes les outils nécessaires pour construire leurs bases de connaissances à partir desquelles elles pourront bâtir la cité de demain.

Les générations futures connaissantes seront à leur tour transmetteurs de « savoir-faire » et de « savoir-être » pour celles qui les succéderont.
L’éducation comme outil « d’empowerement » cultive le « pouvoir-du-dedans » comme dirait Starhawk et ceci est un grand pilier de résilience puisqu’elle agit comme facteur de protection.

Etudier n’a pas d’âge

A tout âge une femme peut étudier. Même de façon autodidacte elle peut s’intéresser vivement à la connaissance sur certains sujets et être une passionnée de l’étude.

Etudier est également une discipline qui amène un rempart aux souffrances.

L’étude comme pratique existentielle est porteuse d’une attitude de compromis avec la vie.

Prix d’Excellence

Education pour toutes, telle est la devise de l’Association Genevoise de Femmes Diplômées des Universités qui promeut l’éducation des femmes ainsi que leur statut professionnel.

Fidèle à sa tradition, l’AGFDU a organisé l’édition 2016 de son Prix d’Excellence. Ce prix est attribué à un projet de thèse prometteur et cette année le Jury a choisi sa lauréate en la personne de Line Probst du Département des Sciences de la terre de la Faculté des Sciences de l’Université de Genève, pour son travail ayant pour titre « L’Architecture des Réservoirs Magmatiques », développé sous la supervision du Professeur Luca Caricchi de la Faculté des Sciences.
Nos sincères félicitations,

Stéphanie Metzger del Campo

Présidente CLAFG

Réflexion-action

La singularité dans le collectif

Le processus de réflexion-action est essentiel pour agir de manière résiliente au sein d’une société.

Les actions précédées par un temps de réflexion peuvent s’ancrer dans une communauté, sans faire omission des spécificités et des minorités.

Tenir compte du collectif sans omettre la spécificité qui vit en lui, est une manière  de respecter la diversité sous toutes ses formes d’expression.

La réflexion-action est une démarche méthodologique qui permet de reconnaître les échanges entre la réflexion et l’action dans tout processus d’intervention communautaire.

La réflexion qui se nourrit de l’action devient une réflexion qui est plus proche de pouvoir assumer et dépasser des paradoxes, qui se présentent maintes fois sur le terrain.

Outil de promotion de résilience

De la même manière, une action qui est nourrie par la réflexion, sera une action qui pourra tenir compte de variables spécifiques, que seule l’action ne verrait pas, puisqu’elle se contenterait uniquement d’agir de manière réactive sur une majorité, perdant de vue ce qui est singulier et qui mérite une réflexion profonde.

Quand réflexion et action se passent simultanément et les échanges entre elles vont dans les deux sens, c’est-à-dire qu’elles sont réciproques, on peut dire alors qu’il s’agit d’un processus qui est capable de tenir compte des paradoxes qui se présentent, et dans ce sens, elles se transforment en  outil de promotion de résilience.

Dans ce sens, la démarche méthodologique de réflexion-action se transforme également en outil de promotion du « pouvoir-du-dedans » ( évoqué dans l’édito de juillet 2016) d’une société.

Le travail de terrain qui se déroule en même temps que la réflexion concerne plusieurs acteurs de la vie citoyenne.

Institutions du secteur privé, public, associatif, ONG, international, se donnent la main pour agir de manière coordonnée afin de répondre aux besoins communautaires de tout un chacun, dans l’idéal.

Identités féminines et communautaires

Ce travail de réflexion-action est un processus qui construit des « identités communautaires ». Ces identités communautaires ne sont pas étrangères aux identités individuelles qui se développent au sein d’une communauté.

Les identités féminines, multiples et variées, font également écho à ce processus. Au même titre que Simone de Beauvoir qui avait énoncé:  » On ne naît pas femme, on le devient », les identités communautaires doivent être reconnues comme faisant partie de ce processus de construction.

La démarche de réflexion-action n’échappe pas à ce processus, et plus encore, il influence positivement cette construction identitaire communautaire, nécessaire à la résilience communautaire.

Pour toute programmation, planification, mise en œuvre et évaluation de projet, la démarche de réflexion-action est essentielle.

La valeur d’une société se mesure également à sa capacité de réflexion-action.

Nos associations et membres individuelles, s’adonnent certainement avec professionnalisme à cette tâche précieuse.

Encourageons-les!

Stéphanie Metzger del Campo

Présidente, CLAFG

Le « pouvoir-du-dedans »

La notion de pouvoir est un sujet qui est abordé, étudié et débattu au sein de diverses disciplines scientifiques et humanistes et plus largement dans tous les textes fondateurs.

Mot-clé autour duquel se tissent encore des injustices et des inégalités en matière de genre.

L’abus de pouvoir envers les minorités, et aussi envers les femmes, est malheureusement toujours d’actualité.

Etymologiquement le mot « pouvoir » dérive du latin « potens » qui signifie « puissant », « potentatus » désignant  le pouvoir seigneurial, la force, la puissance et le prince souverain.

Mais la question qui me vient est la suivante: le détenteur d’un pouvoir reconnaît-il l’égalité de genre?

Quelle est l’équivalent de cette notion en langage épicène?

L’empowerment : un processus d’émancipation

Les femmes puissantes sont toutes celles qui luttent depuis des décennies pour l’égalité et les droits, en passant le témoin aux générations qui leur succèdent.

Celles qui ont compris que cultiver le « pouvoir-du-dedans », comme le décrit la féministe américaine Starhawk dans son livre « Rêver l’obscur », sont celles qui comprennent également que l’abandon de la pratique du « pouvoir-sur », maillon sur lequel fonctionne la culture patriarcale, est prioritaire pour aller vers une société inclusive.

Autrement dit, pour citer le politologue québécois Francis Dupuis-Déris, l’empowerment des femmes a pour corollaire le desempowerment des hommes.

En effet, pour les féministes, « l’empowerment désigne un processus individuel et collectif qui implique à la fois une prise de conscience politique, le développement d’une force politique et, par conséquent, d’une capacité d’agir de manière autonome individuellement et collectivement pour obtenir l’égalité sociale » ( Fortin-Pellerin 2006; Bacqué et Biewener 2013 ).

Développons cette culture de notre « pouvoir-du-dedans »!

Dans ce domaine, Benoîte Groult, féministe française et romancière engagée, décédée le 20 juin 2016, nous a légué une œuvre immense en matière de lutte pour l’égalité. Cette femme extraordinaire, a su précisément cultiver ce « pouvoir-du-dedans » pour devenir un bastion d’espérance.

Les femmes que nous sommes s’inspirent des oeuvres nombreuses et multiples de celles qui nous ont précédé avec héroïsme.

Nos associations membres s’investissent dans ce processus

En ce mois de juillet, nous voudrions notamment citer le travail remarquable réalisé par l’une de nos associations membres, l’Association « découvrir » qui encourage, à travers son programme ProActe, le développement de ce « pouvoir-du-dedans » auprès de femmes migrantes qualifiées pour qu’elles puissent réussir leur intégration professionnelle en Suisse.

Nous voudrions également remercier la Fondation « Compétences Bénévoles » pour le soutien et la mise à disposition de ses ressources en matière de comptabilité pour aider le CLAFG à établir son plan comptable de 2015.

N’oublions pas non plus l’Association « l’Echappée » qui a pour but de promouvoir, de soutenir et d’accompagner des projets de femmes qui s’attachent à une analyse critique des constructions de genre et des dominations, et qui visent à l’émancipation, la solidarité et la transformation sociale.

Toute l’équipe du CLAFG et moi-même vous souhaitons un bel été et vous donnons rendez-vous au mois de septembre.

Stéphanie Metzger del Campo

Présidente, CLAFG

 

Résilience au sein des associations féministes et féminines

Au sein de nos associations féministes et féminines, il existe une grande palette de sensibilités dites résilientes.

La résilience pouvant être définie comme étant la capacité de l’être humain de faire face aux obstacles de la vie, de les dépasser et de se projeter dans le futur.

Pionnières de la résilience

C’est en effet en 1982 que la psychologue américaine Emmy Werner ayant suivi à Hawaï 700 enfants grandissant dans des milieux à haut risques sociaux constata trente ans plus tard que 28% d’entre eux avait réussi à mener une vie épanouie. Elle découvrit ainsi chez ces enfants devenus adultes, des facteurs protecteurs, piliers de résilience.

Les femmes, dans leur lutte quotidienne pour la conquête de l’égalité, nous montrent au cours de l’histoire et jusqu’à nos jours, une énorme capacité de résilience pour surmonter les différents obstacles qui se présentent à elles.

Cette résilience serait à l’origine des conquêtes successives que les femmes ont obtenu sur plusieurs fronts à la fois: politique, culturel, social, éducatif, l’économique, scientifique, artistique, notant encore que  comme la résilience, l’agir des femmes est transversal, et traverse les différents axes mentionnés ci-dessus.

La politique: un exercice résilient

Dimanche dernier, nous avons voté. Les dernières Nouvelles Politiques nous avaient donné d’ailleurs un aperçu global des différentes positions de nos politiciennes. Cet exercice de mise en valeur et d’engagement citoyen est aussi l’un des piliers de résilience que le CLAFG soutient.

Nos associations féministes et féminines garantissent au sein de notre société cette vision transversale puisque leurs lignes d’action sont aussi spécifiques et variées que possible.

Toutes et chacune d’entre elles, sont des protagonistes et ont un rôle important à jouer.

Le comité du CLAFG s’engage

Notre nouveau comité, constitué par des femmes venant d’horizons très divers, affirme aussi et plus que jamais sa volonté d’aider les associations membres dans leurs combats légitimes et souvent difficiles, en les informant, en favorisant des liens nouveaux et en consolidant les anciens.

Pleines de ressources, d’énergie et d’idées, les femmes seront néanmoins plus fortes en réseaux pour changer leur vie et l’améliorer.

Les synergies réussies entre les associations féministes et féminines nous montrent à quel point les facteurs de résilience doivent être encouragés. Ces facteurs protecteurs sont nécessaires au sein de la société pour promouvoir l’inclusion et l’égalité.

Synergies résilientes

De même que l’Université de Genève joue un rôle essentiel et indispensable en matière de réflexion-action sur le genre et l’égalité, les associations féministes et féminines portent le même flambeau en mobilisant leurs ressources,  sans oublier de dénoncer les trop nombreuses inégalités qui existent encore en matière d’égalité des genres.

Pendant le mois de mai, des synergies positives ont permis de réunir des associations genevoises, mais aussi d’organiser des rencontres avec les associations internationales.

A ce titre voici quelques évènements marquants porteurs de facteurs protecteurs de résilience:

Soirées littéraires: L’Association Genevoise de Femmes Diplômées des Universités ( AGFDU ) a accueilli le 26 mai 2016, les présidente Verdiana Grossi et vice-présidente Pascale Bornet du Lycéum Club International de Genève pour présenter au public le » Mémorandum de l’Union mondiale de la femme pour la concorde internationale », partiellement rédigé par des membres du Lyceum Club international à Genève entre 1915 et 1920. Ce texte, consacré à la construction de la Paix, a été réactualisé par les membres du Lycéum Club International de Genève et de Suisse en janvier 2016.

Conférence de Madame Ratna Kapur, professeure à la Jindal Global Law School (Delhi),sur la thématique du « Genre et Droits humains, Succès, échec ou nouvel impérialisme » le 12  mai 2016 à l’Université de Genève, à laquelle nous avons assisté. Cette professeure reconnue a mis en évidence le paradoxe qui existe, selon elle, entre la promotion des droits humains des femmes et leur réelle émancipation. Un sujet qui mérite une profonde réflexion.

Cercle Féminin des Nations Unies: Le CLAFG a assisté le 10 mai 2016 au déjeuner annuel organisé par le CFNU, qui avait l’honneur de recevoir et d’entendre  Madame Fabiola Giannotti, nouvelle directrice générale du CERN, physicienne mondialement reconnue et musicienne accomplie. Elle prononça un discours sur son engagement et ses passions pour la science et la musique.

Concernant nos projets, les manifestations de l’automne après la pause estivale qui s’approche à grands pas, sont en cours de préparation. Nous vous les communiquerons ultérieurement.

En attendant de vous rencontrer nombreuses, je vous souhaite , chères membres et chères amies, un été aussi ensoleillé que reposant.

Stéphanie Metzger del Campo

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Le CLAFG s’ouvre au changement

 

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Stéphanie Metzger del Campo, Présidente du CLAFG

Être élue nouvelle présidente du Clafg est un honneur et une grande marque de confiance  dont je vous remercie.

Mon parcours

Mes réflexions sur le féminisme sont bien sûr liées à mon parcours personnel et professionnel.

Suissesse de l’étranger, je suis née à Genève et j’ai grandi à Buenos aires (Argentine) où j’ai étudié la médecine avant de me réinstaller à Genève.

J’ai donc été amenée très jeune, à faire des ponts interculturels et à réfléchir sur ce qui nous définit.

En tant que femme, je suis appelée à célébrer mon être féminin en allant à la source qui nous habite pour y déployer notre potentiel humain dans ce qu’il a d’unique.

C’est ainsi que je me suis passionnée pour l’art ,la danse  et les langues anciennes.

En 2010 j’ai créé l’Association Nutrivida, pour promouvoir l’étude de la transversalité entre les dimensions de l’art, de la culture et de la santé.

La transdisciplinarité comme paradigme

Pourquoi est-ce important de travailler à partir du paradigme de la transdisciplinarité?

Etymologiquement, « trans » en latin, signifie « au-delà ».

Assumer la discipline et aller au delà, pour y accueillir ce qui est toujours neuf et ce qui est en constante mutation.

Ceci me paraît très important, car être à l’écoute de cette dynamique au cœur des associations féminines est un enjeu important pour être ajustées à notre temps.

Cette approche de dépassement nous permet d’inclure les différentes sensibilités, de manière à conjuguer subjectivité et singularité, avec universalité.

En tant que femmes, nous sommes appelées à prendre soin de cet espace d’inclusion et de dépassement.

En lui, nous avons l’opportunité de nous sentir reliées à un langage universel, tout en respectant les nuances individuelles.

Ce défi est inscrit dans chacune de nos associations.

Les défis de l’avenir

Nous continuerons à développer les différentes activités qui ont été si soigneusement mise en place par ma prédécesseure  Nathalie Schneuwly et son efficace et dévoué comité. Nos activités seront multiples et ouvertes sur la cité et sa grande richesse interculturelle, incluant les domaines sociaux, culturels et relationnels, sans oublier nos résumés des prises de position politiques lors des élections cantonales et fédérales. Nous continuerons à écouter, soutenir, rassembler et accompagner les femmes dans leur quête d’égalité pour une société inclusive et respectueuse des droits humains. Nous continuerons aussi à encourager et à défendre le vote des femmes.

L’empreinte féminine et féministe dans notre société est une lueur d’espoir à laquelle nous sommes toutes invitées.

Tel est notre défi!

Stéphanie Metzger del Campo

Présidente du CLAFG

Présidente de l’AGFDU