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Dynamique de Groupe

Dynamique de groupe

 

Se réunir, se rassembler comporte toujours une composante de sororité.

La mise en commun des ressources, pour puiser en elles et partir grandies grâce à l’expérience du groupe.

Chaque groupe est unique et chaque expérience vécue dans le groupe l’est aussi.

La composante de l’universel se rallie à la singularité, dans un groupe où la parole trouve son expression.

Même le silence, peut trouver son expression, selon quelle qualité de silence s’agit-il.

 

Ontologie de groupe

Le partage de visions nourri également la dimension ontologique du groupe.

D’où nous venons et vers où nous nous dirigeons est aussi inscrit dans le groupe, même si celui-ci est une représentation partielle dans la dimension du temps.

Se réunir pour ensuite se détacher du groupe, pour se réunir à nouveau et se détacher encore, comme le va et vient d’une marée douce, le groupe a sa raison d’être inscrite dans les cycles universels.

L’empathie, l’identification mais aussi le désaccord sont différentes instances que tout groupe visite une fois ou l’autre.

L’échange est cette richesse de la tradition orale que tout groupe célèbre en son sein.

Une place pour toutes et tous, une parole émise, un souffle nouveau qui resurgit de cet échange entre les participant-e-s.

Ce qui émerge s’inscrit dans le nouveau paradigme en revisitant les présupposés anthropologiques pour les réactualiser.

 

Sens

Nulle vacuité de sens.

Le groupe redimensionne le sens à chaque fois.

Le sens doit convenir à chaque partie prenante du groupe, autrement le groupe ne bénéficie pas de cette émergence singulière et universelle.

La signature de chacune et de chacun doivent contribuer à la signature universelle.

Aucune hégémonie tendancieuse devrait prendre le dessus.

Une symphonie florale où chaque couleur s’exprime, où chaque individualité trouve sa note, sa couleur et où chaque note et chaque couleur est prise en considération.

 

Choeur des femmes

Ce n’est qu’à partir de cette singularité reconnue que l’universel s’exprime dans tout son potentiel.

Et c’est à ce moment-là que l’universel prend place dans la singularité de chacune et de chacun.

Un va et vient constant, comme cette marée douce qui chantonne les airs du chœur des associations des femmes !

 

Stéphanie Metzger del Campo

Présidente CLAFG

Centres de référence

Centres de référence

Nous émettons toutes et tous nos positionnements à partir de nos centres de référence.

Ces centres de références se nourrissent de nos présupposés anthropologiques.

Extrapoler ces propres présupposés anthropologiques à autrui, c’est ne pas tenir compte de sa spécificité.

Chacune et chacun est porteuse / porteur d’un paradigme qui lui est propre, constitué de ces propres cadres de référence.

 

Le langage de l’autre

Pour m’approcher d’autrui et comprendre à partir de quels présupposés anthropologiques il / elle énonce ses « vérités », je suis sensé-e apprendre son « langage ».

S’approcher du centre de référence d’autrui, apprendre son langage pour tendre des ponts d’entendement, est un acte d’humilité.

Il n’y a pas d’entendement possible, tant que l’extrapolation de paradigmes est d’actualité.

Ceci est un enjeu essentiel pour retrouver la légitimité de la parole de chacune et de chacun.

S’approcher des centres de référence des autres ne signifie pas abandonner ses propres centres de référence, mais les relativiser, les enrichir.

 

Savoirs situés

La « Standpoint theory » nous montre à quel point nos « vérités » s’énoncent à partir de nos points de vue et perspectives, qui sont différents les uns des autres.

Le respect de la spécificité passe par la connaissance du langage de celle-ci.

Il ne devrait pas y avoir des visions hégémoniques, bien au contraire !

Les visions « arrêt sur images », qui n’évoluent pas et qui se rigidifient sont antinomiques de tout paradigme qui se veut en constante évolution et en constant dépassement.

 

Sororité et diversité

Le dépassement des stigmates introduits par le système patriarcal ne peut être possible qu’en gardant une souplesse du regard, comme signe de reconnaissance mutuelle et réciproque, pour ainsi valider et respecter les spécificités, qui elles, font toute la différence.

Reconnaître que l’autre a son langage et que ce langage peut être différent du nôtre, est aussi une marque de SORORITE.

La sororité ne devrait pas mettre à plat les différences, mais bien au contraire, se nourrir d’elles, pour s’en inspirer et aller donc vers les objectifs communs qui nous relient et qui seront d’autant plus forts et respectueux de la diversité.

C’est ce à quoi nous sommes toutes et tous appelé-e-s!

 

Stéphanie Metzger del Campo

Présidente CLAFG

Sororité

CLAFG: Lieu d’échanges de savoir-faire

Quand le « savoir-faire » s’inspire du « savoir-être » alors nous sommes dans une échange donnant-donnant ou autrement dit « gagnant-e—gagnant- e».

L’inspiration mutuelle née du regard que l’on porte sur l’autre.

Avec quelles « lunettes » nous décidons de voir « l’autre » qui est différent-e de nous?

Est-ce que nous choisissons de voir les facteurs protecteurs chez l’autre ou ses facteurs de vulnérabilité?

La construction de sororité au sein de notre communauté a beaucoup à avoir avec le type de regard que l’on porte sur l’autre.

Le regard peut-être inclusif ou par contre, nourrir des aspects d’exclusion.

Regards

Porter les « lunettes » à partir de la perspective féministe n’est pas suffisant pour se construire en sororité. Un travail subtil, de dévouement, de réflexion approfondie et d’empathie est nécessaire pour tisser des liens individuels et communautaires solides.

Il est nécessaire de comprendre les différences entre nous, d’accepter nos subtilités, afin d’aller vers ce qui nous réunit.

Valoriser ce qui nous réunit, tout en gardant et respectant notre spécificité est également un exercice de citoyenneté.

Les échanges se doivent être une pratique dans laquelle se rassemblent nos actions inspirées de nos spécificités, pour répondre à un bien commun.

Reconnaître nos spécificités, les accepter pour ensuite les dépasser afin de nous retrouver dans des visions communes.

Les défis du paradoxe

Voilà tout un défi qui n’est pas étranger aux paradoxes! Et cela nécessite un entrainement permettant d’inclure le

paradoxe dans nos réflexions pour le dépasser ensuite et  ainsi s’inspirer des voies nouvelles qu’il propose.

Promouvoir des échanges qui aillent dans les « deux sens », pour que chaque partie sorte grandie par l’expérience, d’un côté par ce qu’elle a reçu, et d’un autre côté par ce qu’elle a donné.

Le grand défi est celui de construire une sororité sans qu’un groupe hégémonique prenne la place la plus importante.

Celles qui ont de la « peine » à exprimer leurs voix, doivent être inspirées par d’autres pour que leurs « voix » retrouvent le ton ferme, assuré, de confiance et de leadership.

Nous sommes au CLAFG car nous croyons à cette symphonie commune du choeur des femmes.

Quand « savoir-être » inspire le « savoir-faire », alors nous sommes tous / toutes gagnant-e- s!

Stéphanie Metzger del Campo

Présidente CLAFG

Plaine d’Egalité

Plaine d’Egalité

Le CLAFG convoque aux associations féministes et féminines qui oeuvrent en faveur de l’égalité, pour participer en juin 2019 à la « Plaine d’Egalité » :  évènement multiculturel et festif sur la Plaine de Plainpalais.

Nous élargissons cette convocation à toutes autres associations qui œuvrent pour les minorités et qui sont intéressées à intégrer les enjeux de genre en participant à cet évènement.

 

Un peu d’histoire

En 2005, l’association F-Information ainsi que d’autres associations féministes et féminines avaient élaboré ce projet qui s’appelait à l’époque « Foire des associations ». Ce projet n’a pas eu de suite, dû à une conjoncture qui n’était pas favorable pour le financement.

Aujourd’hui nous reprenons le projet avec de nouvelles forces, tout en espérant motiver le réseau associatif genevois œuvrant pour l’égalité, à y participer.

 

Processus de réflexion-action

Le processus de construction en amont du projet est très important, de même que l’évènement en soi, et le projet à posteriori.

Celles-ci sont quelques unes des questions qui valoriseront toute la démarche de réflexion-action du projet « Plaine d’Egalité » :

– Qu’est ce que le projet amène dans le processus de construction en amont?

– Qu’est ce que le projet amène pendant l’évènement?

– Qu’est ce que le projet amène à posteriori?

 

Hommage

La date choisie du 14 juin répond à ce souhait de rendre hommage aux femmes qui nous ont précédées, qui ont lutté pour l’égalité et qui se sont exprimées au moyen d’une grève, dans le canton de Neuchâtel, en 1991.

 

Objectifs

Les objectifs de la « Plaine d’Egalité » sont les suivants:

– Rendre visible le réseau actif dans les enjeux d’égalité.

– Information et sensibilisation sur les spécificités qu’offre chaque association œuvrant pour l’égalité.

– Création de synergies pour renforcer le réseau associatif.

– Promouvoir l’empowerement féministe et féminin.

 

Aspects pratiques

Un comité de pilotage est nécessaire ainsi qu’une chargée de projet.

A ce jour le comité de pilotage est composé de Geneviève Bordry ( F-Information ), Leïla El Bachiri ( Université de Genève ), et moi-même, représentant le CLAFG.

Nous vous invitons à nous contacter si vous êtes intéressées à co-construire ce projet avec nous, en nous indiquant si vous êtes intéressé-e-s à participer au comité de pilotage, ou si vous êtes intéressé-e-s à participer à la « Plaine d’Egalité » , sans vous investir dans le comité de pilotage. Les deux façons de s’investir sont possibles.

A ce jour, nous avons déjà reçu quelques réponses d’associations voulant participer au projet et/ou au comité de pilotage.

Une date de réunion pour début 2017 vous sera communiquée en temps voulu.  L’objectif de cette réunion sera de composer le comité de pilotage et de définir un calendrier d’action.

Nous vous remercions d’avance et nous espérons compter sur votre soutien.

Nous nous réjouissons de co-construire « Plaine d’Egalité » avec vous,

Avec mes meilleures salutations,

 

Stéphanie Metzger del Campo

Présidente CLAFG