Ed. Hugo & Cie, 2012
"Avec ce court roman, Régine Deforges signe une œuvre littéraire puissante qui pose une question dérangeante : comment appréhende-t-on les besoins physiques et affectifs des personnes dont la différence ne permet que rarement une sexualité dite “normale” ?
Présenté comme un roman « d’engagement », le dernier opus de Régine Deforges, nous convie à suivre le chemin de croix de Marie. Marie, veuve et mère d’un garçon handicapé mental, confrontée à ses besoins et désirs sexuels, face auxquels ni médecin, ni curé, ni prostituées ne peuvent apporter de réponse satisfaisante. Elle finira par « se donner » à son fils dont elle attendra un enfant. Puis, telle Médée, les empoisonnera, elle et lui. Après les médias qui se sont emparés ces derniers mois de la question de la sexualité des personnes handicapées et de son corollaire, celle des aidants sexuels, les voici donc posées dans un roman. Intéressant pour sensibiliser le grand public à un sujet tabou, ô combien délicat. Sauf qu’il faudrait pour cela savoir créer l’empathie entre le lecteur, l’héroïne et son fils. Mais Toutes les Femmes s’appellent Marie offre une vision tellement caricaturale du handicap mental, des désirs, de la relation mère-enfant que, dès les premières pages, le chemin de croix de Marie devient le calvaire du lecteur."