3. POLICE

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POUR

Nathalie Fontanet,
Députée PLR 

« Cette nouvelle loi avant tout organisationnelle donne les moyens aux policiers de lutter plus efficacement contre la criminalité. La police sera plus proche du citoyen avec la création de cinq unités opérationnelles comprenant notamment un service police-secours et une unité de police de proximité qui répondront aux inquiétudes et aux besoins de la population en termes de sécurité. Ces cinq unités constitueront les services de gendarmerie et porteront l’uniforme. La gendarmerie ne disparait donc pas avec cette loi! La transparence de la police est renforcée avec le port du matricule qui non seulement garantit la protection du policier en cas de dénonciation abusive mais également augmente la transparence envers la population. L’introduction de la vidéosurveillance dans les parties accessibles aux justiciables des postes de police permettra également d’atteindre le même objectif. L’obligation pour les policiers d’être suisse est renforcée avec son introduction dans le règlement sur le personnel de l’administration cantonale. Nos policiers devront donc être suisses et nous ne verrons pas de policiers étrangers représenter la force publique contrairement à ce que prétendent honteusement les détracteurs de la loi.

Enfin et parce que j’aime notre police et que je suis consciente des conditions difficiles dans lesquelles elle travaille, je suis satisfaite que la nouvelle loi préserve les acquis sociaux des policiers en particulier l’assurance maladie et l’indemnité pour risques inhérents à la fonction. Pour toutes ces raisons, je voterai OUI à la nouvelle loi sur la police ! »

CONTRE

Christina Meissner,
Députée UDC et 2e vice-présidente du Grand Conseil du canton de Genève, Présidente du Conseil municipal de la commune de Vernier

« Aucun pays ne laisse sa police en mains étrangères ! La nationalité suisse pour les policiers doit être inscrite dans la loi. Elle n’y figure pas. Et cela n’est pas acceptable. Cet argument majeur a permis au référendum contre la loi sur la police d’aboutir car la population considère elle aussi, cette condition comme essentielle. Voyant là un risque majeur peser sur l’acceptation de la loi sur la police, le 14 janvier 2015, le Conseil d’Etat s’est empressé d’inscrire le principe là où il lui était encore possible de le faire, par la voie règlementaire. Dès lors, pourquoi ne pas l’avoir inscrit dans la loi ? A l’exception des Verts, qui avaient déposé un amendement pour pouvoir engager des permis C comme policiers ( !), une majorité du parlement aurait sans doute voté l’amendement de l’UDC demandant d’inscrire dans la loi l’obligation pour les policiers d’être suisses au moment de leur assermentation. Seulement voilà, cette inscription fut refusée pour ne pas mettre en péril une majorité hétéroclite obtenue de haute lutte et au prix de quelles concessions ! Contrairement au Conseil d’Etat qui tout en ne concevant pas que les policiers ne soient pas titulaires de la nationalité suisse n’estime pas nécessaire de l’inscrire dans la loi, l’UDC ne badine pas avec la nationalité. La preuve est faite qu’un règlement se modifie aisément. Dura lex sed lex. C’est dans la loi que la nationalité doit être inscrite. Elle n’y figure pas. L’UDC vous invite à la refuser et donc voter NON. »